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Lubero : La polémique des taux de retrait en dollars enflamme les services Mobile Money
Dans plusieurs entités du territoire de Lubero ( notamment Mighobwe, Kirumba, Kayna, Kanyabayonga et Kayna-centre ), une vive grogne secoue les usagers des services de Mobile Money (Airtel Money, Orange Money et M-Pesa). En cause : les conditions jugées défavorables de retrait des fonds libellés en dollars américains.
Selon de nombreux témoignages, les clients disposant de dollars sur leurs comptes se voient imposer, lors du retrait, une conversion automatique en francs congolais à un taux moyen de 2.200 FC, alors que le taux de vente pratiqué localement avoisine 2.500 FC. Une différence qui engendre des pertes financières non négligeables pour les usagers.
Un déséquilibre dénoncé par les usagers
Cette pratique est perçue par la population comme une forme de déséquilibre injustifié entre le taux de vente et le taux de retrait. Pour les clients, il est incompréhensible que l’argent déposé en dollars soit restitué à un taux inférieur à celui du marché, sans transparence ni justification claire.
« Nous déposons en dollars, mais au moment de retirer, on nous impose un taux qui nous pénalise systématiquement », déplore un usager de Kirumba. Une situation qui alimente un sentiment d’injustice et de frustration croissante.
Un appel à l’harmonisation des taux
Face à cette contradiction persistante, la population de Lubero appelle les agents transactionnels d’Airtel Money, Orange Money et M-Pesa à harmoniser les taux de retrait avec les taux de change connus et pratiqués sur le terrain. Les usagers exigent plus de clarté, d’équité et de respect dans la gestion de leurs avoirs.
En attendant une réaction officielle des opérateurs concernés, cette controverse continue de fragiliser la confiance entre les clients et les services de Mobile Money, pourtant devenus essentiels à la vie économique locale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Circulation à Kinshasa : 3 000 agents déployés dans 60 carrefours pour renforcer la discipline routière dès le 26 janvier
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé une série de mesures strictes visant à lutter contre l’incivisme routier, responsable de nombreux embouteillages et accidents dans la capitale congolaise.
Lors d’une communication faite le lundi 19 janvier, l’autorité urbaine a affirmé sa volonté d’agir avec « fermeté et responsabilité » afin de restaurer l’ordre sur les routes et de protéger la vie des usagers.
À partir du lundi 26 janvier, une mission mixte permanente de 3 000 agents sera déployée dans la ville. Cette équipe regroupera des éléments de :
- la Police nationale congolaise (PNC),
- la Division urbaine des Transports,
- la Brigade spéciale de protection de l’environnement,
- la Régie des fourrières et du contrôle technique.
Ces agents seront positionnés dans 60 carrefours stratégiques, ainsi que sur plusieurs axes routiers jugés sensibles ou particulièrement congestionnés.
Selon le gouverneur, leur mission consistera à :
- faire respecter la loi et les règlements en vigueur,
- fluidifier la circulation routière,
- garantir la sécurité des usagers.
« Désormais, le respect du Code de la route n’est plus une option, mais une obligation », a-t-il martelé.

Les contrôles annoncés porteront notamment sur l’exigence stricte des documents réglementaires. Les agents devront vérifier :
- le permis de conduire,
- le certificat de contrôle technique valide,
- la vignette,
- l’assurance,
- l’autorisation de transport,
- le respect de la grille tarifaire dans les transports en commun.
À travers ces mesures, le gouvernement urbain entend répondre aux plaintes récurrentes des Kinois face au désordre routier, aux embouteillages chroniques et aux comportements à risque observés chez certains conducteurs.
Dorcas Ntumba
