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Société

Festivités fin d’année : le ministre des Droits humains exige le paiement intégral et rapide des travailleurs et annonce un programme d’écoute dès janvier 2026

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Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a émis lundi 24 novembre 2025 une recommandation ferme à l’endroit des employeurs, leur demandant de garantir le paiement ponctuel des salaires et avantages légaux des travailleurs en cette période de fin d’année. Cette directive vise à assurer que chaque travailleur puisse célébrer les fêtes dans des conditions dignes et conformes à ses droits fondamentaux.

Rappelant les dispositions du Code du travail, notamment l’article 7, le ministre a souligné que la rémunération constitue un droit fondamental et englobe non seulement le salaire, mais aussi les commissions, primes, indemnités, gratifications, avantages en nature, allocations de congé et toutes les sommes dues en cas d’incapacité de travail ou de maternité. Il a insisté sur la responsabilité des employeurs à honorer l’ensemble de ces obligations sans délai.

Dans cette communication, S. Mbemba a également alerté sur les violations récurrentes des droits sociaux observées dans plusieurs secteurs, particulièrement en fin d’année où certains employeurs tardent à payer les travailleurs ou suppriment illégalement certains avantages. Le ministre a rappelé que le non-respect des droits sociaux porte atteinte à la dignité humaine et constitue une infraction passible de sanctions prévues par la loi.

Pour renforcer la protection des travailleurs, le ministre a annoncé le lancement, à partir du mardi 06 janvier 2026, d’un vaste programme d’écoute et de médiation. Chaque mardi, il recevra personnellement les travailleurs dénonçant des violations de leurs droits. Ce dispositif visera à favoriser un dialogue constructif entre employeurs et employés, tout en offrant une réponse rapide aux situations conflictuelles liées aux droits fondamentaux du travail.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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