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Société

Kinshasa : Des journalistes outillés sur la gestion des risques des catastrophes par Hub RDC Start Network

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Les journalistes de Kinshasa ont été formés, du 19 au 21 novembre 2025 à Léon Hôtel, sur la gestion des risques des catastrophes par Hub RDC Start Network. Léon Macheka, conseiller en financement des risques de catastrophe au sein du réseau Start Network, a expliqué que cette session visait « d’abord à avoir une formation claire avec les journalistes sur la réduction des risques de catastrophe et la gestion de l’information en cas d’inondation ». Selon lui, « les journalistes doivent être la première personne à donner les bonnes informations et à lutter contre les fake news qui sont souvent nombreuses pendant de telles périodes ».

Le conseiller a ajouté que l’objectif est de voir les professionnels des médias « se constituer en petit réseau pour appuyer les institutions publiques et privées » dans la diffusion de messages utiles à la préparation et à la prévention des catastrophes. Il a également appelé les autorités « à s’impliquer davantage dans l’anticipation », rappelant qu’il ne faut pas seulement réagir après la survenue d’une catastrophe, mais préparer les communautés.

Léon Macheka a par ailleurs invité la population kinoise à comprendre que « les inondations, il faut vivre avec ». Pour lui, la prévention passe par « un peu de salubrité, la canalisation des eaux » et une bonne information avant, pendant et après chaque événement. Il a rappelé que Start Network, qui regroupe plus de cent organisations humanitaires internationales et nationales, œuvre pour une aide plus proactive et localisée.

Pour Donat Madimba, journaliste à Radio Okapi et participant à la formation, ce renforcement des capacités est essentiel pour la profession. « Globalement, nous journalistes, nous sommes appelés à nous nourrir régulièrement des connaissances, et cette formation apporte un supplément important », a-t-il déclaré. Il a souligné l’intérêt de découvrir « une cartographie sérieuse des catastrophes en RDC ».

Le journaliste a salué l’échange entre pairs qui a enrichi la compréhension collective de la problématique. « C’est toujours bien pour un journaliste de se mettre à jour pour améliorer sa capacité à traiter un sujet et le mettre en phase avec le public », a-t-il expliqué. Il recommande ainsi de poursuivre « des productions explicatives et pédagogiques » pour mieux informer la population.

Du côté des autorités locales, Auriel Tshongo, représentant du chef du quartier Salongo à Limete, a rappelé que son entité est parmi les plus touchées par les inondations. « Nous sommes proches de la rivière N’djili, ainsi je suis là pour apprendre comment éviter tout cela », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de la collaboration avec les médias.

Il a ajouté que les habitants attendent des journalistes une présence constante sur le terrain : « Si vous êtes à côté de la population, elle sera informée sitôt ». Le représentant a enfin indiqué que la formation leur a donné « des outils pour sensibiliser », notamment l’installation de sacs de sable le long des caniveaux et rivières pour limiter les dégâts lors des fortes pluies.

Exaucé Kaya

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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