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École conventionnée kimbanguiste : Des élèves de Kingabwa forcés d’apprendre assis à même le sol
À Kinshasa, dans la commune de Limete, les cris joyeux des enfants de l’école primaire conventionnée kimbaguiste de la 15ᵉ rue Kingabwa contrastent douloureusement avec la réalité qu’ils vivent chaque jour. Dans plusieurs salles de classe, les pupitres manquent, et les élèves, souvent vêtus d’uniformes défraîchis, suivent leurs cours assis à même le sol, le cahier posé sur les genoux.
Malgré la politique de gratuité de l’enseignement primaire, cette école publique, placée sous la tutelle de l’État congolais, souffre d’un manque criant de mobilier scolaire. Les quelques bancs encore présents datent d’un don de la société Vodacom, il y a plus de cinq ans. Aujourd’hui, ils sont pour la plupart hors d’usage, fissurés, branlants ou complètement effondrés.
Sur place, la rédaction de CongoProfond.net a pu constater une scène désolante : des enfants assis à même le sol, certains sur des briques ou sur leurs sacs d’école. « Nous venons à l’école pour apprendre, mais c’est difficile d’écrire par terre », confie timidement Grâce, élève de 5ᵉ année, les yeux baissés sur son cahier couvert de poussière.
Les enseignants, eux, peinent à cacher leur désarroi. « Enseigner dans ces conditions, c’est un vrai défi », explique M. Moke, instituteur. « Les enfants se fatiguent vite, ils se salissent, certains tombent malades à cause de la poussière. Nous faisons ce que nous pouvons, mais nous avons besoin d’aide. »
Cette précarité n’est pas seulement matérielle, elle est aussi morale. L’école, censée être un lieu d’épanouissement et de savoir, devient ici un symbole d’abandon. Pourtant, ces élèves continuent de venir chaque matin, animés par l’espoir d’un avenir meilleur.
Face à cette urgence, le Service national et les autorités de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) sont appelés à intervenir rapidement. Redonner à ces enfants des bancs et du mobilier scolaire, c’est leur rendre leur dignité et leur droit fondamental à l’éducation dans des conditions humaines et sécurisées.
Ignorer cette situation, c’est tourner le dos à l’avenir de tout un peuple.
Désiré Rex Owamba / CongoProfond.net
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
