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Dr Lohanga Konga Jospin : Un ambassadeur itinérant au cœur de la mémoire pharaonique

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L’histoire et la spiritualité se sont données rendez-vous au pied des pyramides. Le Dr Lohanga Konga Jospin, ambassadeur itinérant et premier archéologue congolais intégré au système rigoureux de l’égyptologie, a représenté Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani à l’occasion de l’inauguration du Grand Musée Égyptien du Caire, en présence du Président Félix Tshisekedi Tshilombo.

Ce musée monumental, situé à Gizeh, est appelé à devenir l’un des plus grands centres culturels du monde. Il abritera les pièces les plus emblématiques de l’Égypte antique, dont la collection intégrale du trésor de Toutankhamon. Pour le Dr Lohanga, cette inauguration dépasse le simple cadre patrimonial : « Cet événement rappelle que le Congo-Angola, le Congo-Brazzaville et le Congo-Kinshasa constituent les trois piliers du Makuku Misatu. Le Kimbanguisme est le berceau de la civilisation, tant dans les temps antiques que modernes. »

Un pont entre Nkamba et le Caire

Cette cérémonie résonne comme un écho au 6 avril 2021, date à laquelle Nkamba, la « Nouvelle Jérusalem », inaugurait le Musée Papa Simon Kimbangu pour marquer le centenaire du ministère du prophète congolais. À l’époque, le Président Tshisekedi, alors président en exercice de l’Union Africaine, avait personnellement pris part à la célébration.

Aujourd’hui, au Caire, la symbolique demeure la même : relier la foi, la mémoire et la science. Le Dr Lohanga, en sa qualité d’archéologue, chercheur et collectionneur d’art antique et contemporain, s’inscrit dans cette continuité. Sa thèse soutenue en Égypte et ses collaborations avec les grandes institutions muséales, notamment les expositions « Toutankhamon, le trésor du Pharaon » et « Ramsès II, l’or des Pharaons » à Paris, témoignent de cette passerelle entre savoir et spiritualité.

Vers une coopération culturelle et scientifique

Mandaté par Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, sous la conduite du Dr Professeur Papa Bituvuidi Kiangani Zacko, le Dr Lohanga Konga Jospin a profité de sa présence au Caire pour initier un projet ambitieux :« Nous travaillons à une future collaboration entre le Musée Papa Simon Kimbangu et le Grand Musée Égyptien, incluant des échanges académiques entre les universités du Congo et celles d’Égypte. »

Ces échanges permettront aux jeunes chercheurs congolais de se former en archéologie et en conservation du patrimoine. Objectif : révéler la véritable identité des momies des Pharaons et retracer les origines africaines profondes de la civilisation égyptienne. Des fouilles prévues au Congo viendront appuyer cette démarche de réécriture de l’Histoire universelle.

Le Grand Musée égyptien : la mémoire de l’humanité

Considéré comme le plus grand musée archéologique du monde, le Grand Egyptian Museum (GEM) s’impose comme un symbole de renaissance culturelle. Avec plus de 100 000 pièces exposées, dont les trésors de Toutankhamon jamais réunis auparavant, il relie passé et futur, mémoire et modernité. Son architecture monumentale en verre et en pierre évoque la lumière éternelle de la vallée du Nil.

Pour le Dr Lohanga, ce lieu dépasse la beauté architecturale : « Le musée du Caire est un pont entre les peuples africains et leur mémoire commune. C’est une maison de l’âme, un appel à la vérité historique. »

Une mission portée par la foi et la mémoire

Après l’étape égyptienne, le Dr Lohanga se rendra en Chine pour participer au China International Import Expo de Shanghai. Une mission qu’il accomplit avec émotion, quelques jours seulement après la perte de sa grande sœur Sandra Okito, qu’il décrit comme « une mère, une lumière ».

« C’est sa force qui m’accompagne vers le pays des Pharaons », confie-t-il.

Dans un souffle d’espérance, il conclut : « Vive le Kimbanguisme, vive Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani. Oyé, oyé ! »

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

 

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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