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Sud-Ubangi : Une mission du Trésor public à Gemena pour auditer la gestion financière provinciale
Entre soupçons de mauvaise gestion et promesse de transparence, le contrôle du Trésor public s’annonce comme un test de gouvernance pour la province.
Une descente du Trésor dans un climat tendu
La province du Sud-Ubangi traverse une nouvelle zone de turbulence, cette fois autour de la gestion des finances publiques. Depuis plusieurs mois, des tensions larvées opposent l’exécutif provincial à l’organe délibérant, sur fond d’accusations de mauvaise gestion et d’opacité budgétaire.
C’est dans ce contexte explosif qu’une mission du ministère national des Finances, conduite par l’Officier de Police judiciaire (OPJ) du Trésor public, Anaclema Vita, est arrivée ce lundi 3 novembre 2025 à Gemena, chef-lieu de la province.
Accueillie par le Gouverneur intérimaire, Dr Ernest Monganza, la délégation a annoncé un audit approfondi de la gestion provinciale, avec pour objectif de faire la lumière sur l’utilisation des fonds publics alloués à la province.
Deux axes de contrôle prioritaires
Selon les précisions fournies à la presse, cette mission s’articule autour de deux grands axes :
1. Vérification des institutions bancaires chargées du paiement des agents de l’État dans la province ;
2. Recensement physique et administratif de tous les agents du Trésor et de la comptabilité publique, notamment ceux relevant de la Division provinciale des Finances.
Les agents concernés sont invités à se présenter dès le mardi 4 novembre, munis de leurs actes administratifs (arrêtés, décisions d’affectation, matricules, etc.), pour vérification.
Le Chef de division des Finances par intérim a, de son côté, insisté sur le caractère obligatoire et non monnayé de l’opération, exhortant les comptables publics et vérificateurs à mettre à disposition tous les documents légaux et comptables nécessaires au bon déroulement du travail.
Vers une moralisation ou un règlement de comptes ?
Prévu pour durer quatorze jours, ce contrôle du Trésor se veut méthodique, transparent et exhaustif. Il pourrait, selon les observateurs, révéler de graves irrégularités dans la gestion des fonds provinciaux.
Toutefois, les réactions demeurent partagées.
Pour certains acteurs de la société civile, cette mission marque une avancée vers la transparence et la redevabilité.
Pour d’autres, elle risquerait de se transformer en instrument de règlement de comptes politiques, dans une province déjà fragilisée par des querelles internes.
La gouvernance locale à l’épreuve
Quelles qu’en soient les conclusions, cette mission du Trésor public ramène sur la table les questions fondamentales de bonne gouvernance, de redevabilité et de transparence budgétaire.
Des principes sans lesquels le Sud-Ubangi, comme bien d’autres provinces congolaises, ne pourra traduire en développement tangible les ressources financières qui lui sont allouées par l’État.
Blaise ABITA ETAMBE/CongoProfond.net
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
