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Wenge BCBG frappé par une nouvelle tragédie : Les mélomanes s’interrogent !
Encore un coup dur pour le mythique groupe Wenge BCBG de JB Mpiana.
Ce dimanche 2 novembre, Blaise Esabe, talentueux batteur et successeur du regretté Seguin Mignon, a tiré sa révérence à Kinshasa. Une disparition soudaine qui plonge le monde de la musique congolaise dans la consternation.
Ce décès intervient alors que JB Mpiana et son orchestre n’ont pas encore fini de pleurer la perte de deux autres musiciens emportés plus tôt cette année. Trois morts en moins de 12 mois : un chiffre troublant qui alimente rumeurs, soupçons et croyances populaires.
Dans un secteur où les fausses croyances et interprétations mystiques ont souvent pignon sur rue, les réactions des mélomanes ne se font pas attendre. Certains évoquent un « sort » qui s’abattrait sur le groupe, d’autres parlent d’un simple concours de malheurs. Sur les réseaux sociaux, les débats s’enflamment : hasard ou malédiction ?
Pour beaucoup, ces drames en série rappellent à quel point le milieu musical congolais reste marqué par une tension entre foi, superstition et réalité. Si les artistes se battent pour faire vibrer le public, ils doivent aussi composer avec le poids des rumeurs et la peur du mystique, omniprésente dans l’imaginaire collectif.
En attendant d’en savoir plus sur les circonstances du décès de Blaise Esabe, une certitude demeure : Wenge BCBG perd encore un pilier, et la musique congolaise, une de ses belles promesses.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
