Culture
Journée mondiale du Rhinocéros : La RDC face au défi de la protection de ses espèces en danger
Ce 22 Septembre, le monde entier célèbre la journée mondiale de la protection du Rhinocéros, une occasion de sensibilisation de la situation critique de cette espèce emblématique, menacée de d’extinction. En République démocratique du congo(RDC). cette journée revêt une signification particulière, alors que le pays abrite l’un de derniers refuges du rhinocéros blanc du Nord, aujourd’hui quasi disparu à l’état sauvage.
La RDC, riche de biodiversité exceptionnelle, était autrefois le berceau de milliers de rhinocéros, particulièrement dans parc national de Garamba au Nord-est du pays. Aujourd’hui, la situation est alarmante : le rhinocéros blanc du Nord est fonctionnellement éteint, tandis que le rhinocéros noir, encore présent dans les zones frontalières, demeure fortement menacé.
Les menaces principales sont connues : le braconnage, alimenté par la demande illégale de cornes de rhinocéros, notamment en Asie ; les conflits armés qui déstabilisent les zones protégées ; et la déforestation qui détruit l’habita de ces animaux.
Selon les données de l’Institut congolais pour la conservation de la nature(ICCN), aucun rhinocéros n’a été observé dans la Garamba depuis 2007, malgré les efforts conjoints des gardes-parcs et des ONG. Cette disparition silencieuse est la conséquence des décennies de braconnage systématique et d’incapacité de l’état à garantir une sécurité suffisante dans les parcs nationaux.
La RDC, en collaboration avec ses partenaires internationaux comme l’UNESCO, le WWF et la Wildlife conservation Society, a mis en place plusieurs stratégies de la conservation :
– Renforcement de la surveillance aérienne
– Formation des ecogardes
– Campagnes de sensibilisation et
– Réhabilitation des aires protégées.
Cependant, le manque de financement, l’instabilité sécuritaire et l’absence de volonté politique ferme freinent l’impact de ces initiatives. Le retour du rhinocéros sur le sol congolais nécessite une stratégie ambitieuse, alliant la diplomatie environnementale, la protection juridique renforcée et l’implication des communautés locales.
En ce jour de commémoration, plusieurs voix s’élèvent pour rappeler à une refondation de la politique de conservation en RDC. Le Chef de travaux Irénée Monyobele,Enseignant environnementaliste à l’Institut supérieur pédagogique de Gemena (ISP-GEMENA) et Doctorant à l’université pédagogique nationale (UPN), insiste :
« si la RDC veut s’impliquer comme pays-solution dans la lutte contre les changements climatiques dans le monde, elle doit aussi redevenir un sanctuaire des espèces emblématiques, comme le rhinocéros ».
Des initiatives citoyennes commencent à émerger. À Gemena par exemple, l’association des Environnementalistes et des écologistes du Sud-ubangi organise des campagnes de sensibilisation et des forums sur la biodiversité. Cette dynamique nouvelle pourrait constituer une base solide pour renforcer la pression sur les décideurs.
La journée mondiale du Rhinocéros rappelle à la RDC l’urgence d’agir.
« Perdre définitivement le rhinocéros sur son territoire, c’est non seulement tourner le dos à une espèce majestueuse, mais aussi affaiblir le combat pour la biodiversité mondiale. Il est encore temps d’inverser la tendance. Mais le moment d’agir pour surplomber la disparition inquiétante des espèces animales utiles, c’est maintenant », a ajouté le CT Monyobele.
Blaise ABITA ETAMBE/CONGO PROFOND.NET
Actualité
Fils Ngeleza plaide pour un renforcement constitutionnel afin de préserver la souveraineté de la RDC
Le spécialiste de l’image et figure reconnue du secteur des médias congolais, Fils Ngeleza, a livré un message à forte portée patriotique appelant les Congolais à défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de la République démocratique du Congo face aux menaces sécuritaires, économiques et politiques.
Dans une déclaration largement relayée sur les réseaux sociaux, Fils Ngeleza insiste sur la nécessité pour le peuple congolais de « rester vigilant et uni » afin de protéger l’avenir du pays. Pour lui, la RDC demeure « un État souverain, indépendant, uni et indivisible » dont le territoire et les richesses naturelles ne peuvent faire l’objet d’aucune négociation.

Plaidoyer pour le renforcement de plusieurs articles de la Constitution
Au cœur de son message, le professionnel des médias propose un renforcement de plusieurs dispositions de la Constitution congolaise. Il cite notamment l’Article 1, qu’il souhaite voir consolidé afin d’interdire explicitement toute tentative de balkanisation du pays et de sanctionner toute complicité avec des projets de division du territoire national.
Concernant l’Article 9, Fils Ngeleza appelle à une souveraineté totale sur les terres, les minerais, les forêts et les ressources naturelles de la RDC. Il estime que les secteurs stratégiques, particulièrement les ressources minières, doivent rester sous contrôle majoritairement congolais.
Il plaide également pour une clarification de l’Article 10 relatif à la nationalité congolaise. Selon lui, les postes stratégiques liés à la défense, à la sécurité et à la souveraineté nationale devraient être réservés aux Congolais « de père et de mère », avec une loyauté exclusive envers la République.
Sécurité nationale et modernisation des FARDC
Dans son intervention, Fils Ngeleza met également l’accent sur la sécurité nationale. Il appelle au renforcement des dispositions des Articles 52, 56 et 57 afin de lutter efficacement contre les groupes armés, les infiltrations étrangères et le pillage économique des ressources du pays.
S’appuyant sur l’Article 63 de la Constitution, il rappelle que la défense du Congo constitue « un devoir sacré pour chaque Congolais ». Il encourage ainsi le développement de l’éducation patriotique ainsi qu’un soutien accru aux Forces armées de la République démocratique du Congo pour leur permettre d’assurer efficacement la protection du territoire national.
Enfin, il estime que les Articles 69 et 122 devraient davantage responsabiliser les dirigeants dans la préservation de l’intégrité territoriale et permettre une modernisation obligatoire des forces de défense et de sécurité.
« Le Congo aux Congolais »
Tout en se disant favorable à la coopération africaine et à l’unité entre les peuples, Fils Ngeleza affirme que cette ouverture ne doit jamais se faire « au détriment de la souveraineté de la République démocratique du Congo ».
« Aucun accord, aucune puissance étrangère, aucun groupe armé ne peut disposer de notre territoire, de nos richesses naturelles ou de notre souveraineté nationale », martèle-t-il, avant de conclure par un message fort : « Notre territoire est sacré, inviolable et non négociable. Le Congo aux Congolais ».
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
