Culture
L’éthique et la légalité ont triomphé à l’IMNC face à la manipulation et au désordre
Du 9 au 19 septembre 2025, l’Institut des Musées Nationaux du Congo (IMNC) a vécu une période critique marquée par des actes inadmissibles : une grève illégale orchestrée par le Directeur Général Simon Siala Siala, allant jusqu’à la fermeture physique des bureaux de la Direction Générale Adjointe (DGA). Il faut rendre hommage à la DGA de l’IMNC.
Dans ce chaos, Madame Juliette Mbambu Mughole, DGA de l’IMNC, a assumé avec rigueur et légalité l’intérim de l’institution, conformément au Décret n°09/52 du 3 décembre 2009. Il faut dénoncer les manipulations du DG Siala Siala, qui a sciemment saboté le fonctionnement de l’IMNC pour servir ses intérêts personnels. Plutôt que de céder à la pression, Madame Mughole a fait preuve d’un professionnalisme remarquable.
Contrairement aux allégations infondées diffusées par des sources partiales, l’intérim exercé par Madame Mughole du 9 au 19 septembre 2025 s’inscrit pleinement dans le respect des textes régissant l’IMNC. Le Décret n°09/52 stipule clairement que la DGA assume les fonctions du Directeur Général en cas d’absence ou d’empêchement de ce dernier. Or, le DG Simon Siala Siala s’est volontairement désisté de ses responsabilités en incitant les agents à une grille illégale et en fermant les bureaux de la DGA.
Ce qui a rendu son intérim non seulement légal mais essentiel pour la continuité du service public. Malgré le blocage physique des locaux, elle a assuré la gestion courante des collections patrimoniales et la coordination des équipes techniques, évitant ainsi des pertes irréparables pour le patrimoine national. Contrairement à M. Siala Siala, qui a instrumentalisé les agents pour satisfaire ses ambitions personnelles, la DGA a prôné le dialogue et la transparence, rappelant l’importance de la mission culturelle de l’IMNC.
Elle a refusé toute décision unilatérale, s’appuyant sur les textes et les instances consultatives pour préserver la légitimité de l’institution. Ces actions contrastent avec les méthodes du DG Siala Siala, dont le passé trouble et sa propension à créer des conflits pour masquer son incompétence. Le texte diffusé le 18 septembre 2025 est un pamphlet mensonger orchestré par M. Siala Siala pour discréditer la DGA. Les faits réels révèlent une toute autre histoire.
En scellant les bureaux de la DGA et en encourageant une grille illégale, M. Siala Siala a porté atteinte à la continuité du service public et violé les articles 15 et 16 du Décret n°09/52, utilisant des promesses fallacieuses et des intimidations, il a poussé les agents à participer à un mouvement illégal, compromettant leur sécurité professionnelle et l’intégrité de l’IMNC. Son expérience prétendument “remarquable” est en réalité émaillée de scandales financiers et de conflits d’intérêts.
Le parcours de Madame Juliette Mbambu Mughole témoigne de son engagement pour le bien public. Ancienne députée nationale et directrice de la Caisse générale d’épargne du Congo, elle a toujours défendu la transparence et la lutte contre la pauvreté. Fondatrice de la Mughole Foundation, elle œuvre pour la préservation du patrimoine culturel et la réinsertion des victimes de violences.
Maîtrisant le français, le kiswahili, le lingala et l’anglais, elle incarne une leadership moderne et connectée aux enjeux internationaux. Ces qualités font d’elle une dirigeante bien plus apte à gérer l’IMNC que M. Siala Siala, dont les méthodes archaïques et conflictuelles ont plongé l’institution dans le chaos. Plutôt que de succomber aux calomnies, nous appelons la Ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine à reconnaître l’intérim légal de la DGA et la soutenir dans ses efforts pour stabiliser l’IMNC.
Il faut sanctionner M. Simon Siala Siala pour sabotage institutionnel, violation des textes et manipulation des agents, organiser une audit indépendant pour évaluer la gestion de l’IMNC et proposer des réformes structurelles et garantir la protection des agents ayant résisté aux manipulations du DG. La visite de la Ministre doit être l’occasion de rétablir la vérité et de promouvoir une gouvernance fondée sur l’éthique et le droit.
L’intérim de Madame Mughole a sauvé l’IMNC d’un effondrement total. Face aux agissements toxiques de M. Simon Siala Siala, son leadership a été un rempart contre l’illégalité. Il est temps que la Ministre et l’opinion publique reconnaissent son mérite et sanctionnent ceux qui menacent notre patrimoine national. L’IMNC doit renaître de ces cendres, portée par des valeurs d’intégrité, de compétence et de respect des textes.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Culture
MeYaBe 2026 : entre nature et amour, Vialuni et Jacques Bana Yanga captivent la première soirée
La 15ᵉ édition du Festival international de danse MeYaBe a officiellement lancé ses activités vendredi 17 avril 2026 à l’École belge, dans la commune de la Gombe, à travers une première soirée marquée par l’émotion, la créativité et la puissance du message porté par la danse. Dès 18h30, le public, composé d’invités, d’amoureux des arts vivants et de plusieurs enfants venus notamment de l’orphelinat de Limete, a répondu présent pour célébrer l’ouverture de ce grand rendez-vous culturel.
Pour cette première escale, cinq compagnies ont défilé sur scène avec des créations aussi riches qu’inspirantes : la Compagnie VIALUNI avec “La Performance Agricole”, la Compagnie Jacques Bana Yanga avec “Bolingo Etoboka”, les 5 Étoiles de la danse acrobatique avec “Tobina”, WAKANDA Dance avec “Les biens face au mal”, ainsi que le Ballet NKULI avec “Mupepe ya Sika”. Chaque prestation a porté un message fort, confirmant une fois de plus que la danse dépasse le simple cadre du spectacle pour devenir un véritable langage artistique et social.
La prestation de la Compagnie VIALUNI, portée notamment par Michel Marcucci et Sandrine, a particulièrement retenu l’attention du public. À travers La Performance Agricole, les artistes ont choisi de mettre en lumière la nature, l’environnement et tout ce qui nourrit la vie au quotidien. Entourés d’éléments symboliques rappelant les fleurs, la terre et l’univers végétal, les danseurs ont voulu transmettre un message centré sur ce que l’homme consomme chaque jour et sur le lien vital qui l’unit à la nature. Eau, terre, environnement, amour et soin de la vie : autant de dimensions évoquées à travers les mouvements du corps.
À l’issue de leur prestation, Michel Marcucci a salué la qualité des autres spectacles présentés au cours de la soirée. Elle a particulièrement mis en avant l’énergie des jeunes danseurs congolais, la force des expressions folkloriques ainsi que la richesse des propositions scéniques observées. Pour elle, la jeunesse congolaise dispose d’un véritable potentiel dans le domaine de la danse. Elle n’a pas manqué de féliciter chaleureusement la Compagnie Jacques Bana Yanga, dont la prestation sur l’amour a suscité une vive émotion dans la salle.
Avec “Bolingo Etoboka”, la Compagnie Jacques Bana Yanga a livré une performance profondément humaine. À travers la danse d’un couple, Arnaud Mampuya a expliqué que le spectacle visait à transmettre la réalité de l’amour au quotidien. Selon lui, l’amour n’est pas toujours fait de moments heureux : il connaît des périodes de paix, de tensions, de disputes, de doutes et parfois même l’envie de tout abandonner. Mais malgré les épines, il subsiste toujours un lien qui unit les êtres. Cette idée a été brillamment illustrée sur scène par un couple en proie à la discorde, à la séparation, avant de finalement se retrouver dans une étreinte finale, symbole d’un amour qui résiste aux épreuves.
Cette première soirée donne déjà le ton d’une édition anniversaire qui s’annonce exceptionnelle. Avec 28 spectacles programmés sur plusieurs sites de Kinshasa, MeYaBe 2026 promet au public une immersion artistique intense où la danse devient à la fois miroir de la société, espace d’expression et vecteur de messages universels.
Dorcas Mwavita
