Société
RDC : Alain Bolodjwa et ses alliés lancent la “Génération Rupture” à Kinshasa
L’opposition congolaise se recompose et tente d’incarner une nouvelle ère. Ce vendredi 22 août, à Kintambo Magasin, Alain Bolodjwa, figure montante de la scène politique, accompagné de plusieurs alliés dont Ados Ndombasi, Marley Vuvu, Jonathan Ngbele et Owen Bosenge, vont procéder au lancement officiel de la plateforme “Génération Rupture”.
Ce mouvement entend se positionner comme une alternative face à une classe politique jugée usée, déconnectée et incapable de répondre aux attentes populaires. Dans un pays traversé par des crises sécuritaires, sociales et institutionnelles, Alain Bolodjwa et ses partenaires veulent ouvrir un nouvel horizon politique.
Une rupture avec “l’ordre ancien”
Dans son adresse relayée sur son compte X (ex-Twitter), Alain Bolodjwa a adopté un ton tranchant : « Si notre peuple veut réellement le changement, il doit se créer lui-même son propre leader. »
Pour lui, la rupture ne peut venir que d’un acte de souveraineté populaire : un engagement citoyen direct, affranchi des logiques de clientélisme qui gangrènent la politique congolaise depuis des décennies.
Un appel au réveil citoyen
Ces leaders de la “Génération Rupture” ont toujours appellé les Congolais à ne plus attendre un salut venu d’en haut. Ils insistent régulièrement sur la nécessité de bâtir un leadership nouveau, enraciné dans les réalités du peuple et capable de porter ses véritables aspirations.
S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution, ceux-ci rappellent que le peuple congolais dispose du droit légitime de résister à toute forme de pouvoir illégitime.
« Le monde nous observe alors qu’en interne, on ne voit que le désespoir », a récemment dénoncé Alain Bolodwa, pointant l’inertie politique, le manque de vision et l’absence d’alternatives crédibles au sommet de l’État.
Une coalition générationnelle
La présence d’Ados Ndombasi, Marley Vuvu, Jonathan Ngbele, Alain Bolodjwa et Owen Bosenge à ce lancement traduit une volonté de fédérer plusieurs figures issues de la même mouvance contestataire. Leur ambition commune : donner une voix politique à une jeunesse congolaise en quête de renouveau et de dignité.
La “Génération Rupture” se présente ainsi comme un creuset de résistance et d’innovation politique, un espace qui entend rompre avec les pratiques établies et proposer un projet inédit.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
