Société
Kinshasa : Expulsion musclée de l’école Marcellin Mobateli et des frères maristes à Binza Pigeon
Un incident grave a éclaté à l’école Marcellin Mobateli et au couvent Bon Accueil, des Frères Maristes à Kinshasa, sur l’avenue Dona Béatrice, dans le quartier Binza Pigeon, où un déguerpissement jugé illégal a été mené ce week-end. L’opération, dirigée par un certain Franck Wamasani et accompagnée de jeunes avec machettes en main, se réclamant du mouvement politique Force du Progrès, a provoqué la consternation au sein de la communauté éducative et religieuse.
Selon plusieurs témoins, les religieux, les enseignants et les ouvriers présents sur le site ont été brutalisés lors de cette opération, en violation manifeste des lois en vigueur sur le droit à la propriété. Les Frères Maristes, connus pour leur engagement éducatif, sanitaires et dans l’assistance aux personnes vulnérables, depuis des décennies en République Démocratique du Congo, ont dénoncé une action « arbitraire et injuste », portant gravement atteinte à leur mission auprès des enfants, des jeunes et des vieux.
Ce conflit foncier met en lumière une fois de plus la fragilité de la gouvernance foncière à Kinshasa, où des cas similaires de spoliations et d’occupations forcées sont régulièrement rapportés. L’affaire suscite une vive indignation dans l’opinion publique, certains dénonçant une instrumentalisation politique de la jeunesse et un mépris flagrant des valeurs de justice et de paix.
Face à l’ampleur du scandale, des voix s’élèvent déjà pour exiger l’ouverture d’une enquête indépendante et des poursuites judiciaires contre les responsables. Sur une vidéo parue ce matin, l’on voit clairement les biens de l’école mis dehors : bancs, tables, chaises, des documents de l’école volatilisés, et bien d’autres biens matériels. La maison des frères malades vandalisée, un frère âgé en convalescence après une intervention chirurgicale a été mis dehors et brutalisé sur sa chaise roulante. Et tout ceci devant les agents de la police nationale Les Frères Maristes appellent les autorités compétentes à rétablir le droit, à protéger les religieux ainsi que les infrastructures éducatives, sanitaires et à garantir la sécurité des élèves, les vulnérables et les malades qui fréquentent ces écoles.

Un frère mariste interrogé rappelle que cette concession a été légalement acquise par la congrégation dès 1956, preuve documentaire à l’appui. Il déplore que, malgré plusieurs confrontations déjà portées devant la justice et des décisions confirmant la légitimité des Frères Maristes, les attaques contre leur propriété se poursuivent.
Cette nouvelle opération illégale, au-delà de la violence physique infligée aux religieux, traduit un mépris flagrant des lois et une volonté manifeste de s’approprier par la force un bien qui ne prête pourtant à aucune contestation juridique. Le plus inquiétant, soulignent plusieurs observateurs, est que ce n’est pas la première fois que de tels agissements surviennent sur ce site, faisant planer une ombre sur la crédibilité de l’État de droit en RDC.
L’affaire du couvent Bon Accueil reste ainsi le symbole d’un mal plus profond : l’insécurité foncière chronique, où même les communautés religieuses, pourtant armées de documents légaux solides, ne sont pas épargnées.
Régis Ngudie/CONGOPROFOND.NET
Société
Butembo: La CNPR enregistre 889 cas d’accidents dont 22 décès au premier trimestre de 2026
La Commission nationale de prévention routière (CNPR) antenne de Butembo, au Nord-Kivu, a enregistré 889 cas d’accidents dont 22 décès au premier trimestre de l’année 2026.Ces statiques ont été révélées ce vendredi 5 juin par le chef d’antenne de la CNPR Butembo, Héritier Vaghuma Kabakulu au cours d’un entretien avec Congoprofond.net.A côté des morts, il parle de plusieurs blessés et dégâts matériels dûs à ces accidents.
« C’est vrai les statistiques que nous avons en ville de Butembo dans le premier trimestre de 2026 de Cas d’accidents semble nous inquiète parce que sans compter les cas isolés, nous avons eu à enregistrer 889 cas d’accidents en ville de Butembo.En collaboration avec certaines structures sanitaires, nous avons totalisé 22 décès et en ce qui concerne, les dégâts matériels il ya eu au moins 290 cas dont la plupart des motos, des véhicules qui ont connu d’accidents durant les premiers trois mois de 2026 que nous déplorons vraiment », a révélé M.Vaghuma Kabukulu Héritier.
Ce responsable local de la CNPR a indiqué que la plupart de ces cas d’accidents sont causés suite à l’ingorance ou la méconnaissance du code routier par les usagers de la route.Il a aussi parlé de l’excès de vitesse et de l’ivresse au volant par certains constructeurs se référant au dernier cas d’accident qui se produit au Cap Kalimbute mercredi soir ou deux voiture sont entrées en collision et il a été constaté que l’un de conducteurs était ivre et roulait à vive allure.
La CNPR avec ses partenaires a déjà placé certains dispositifs de régulation de la circulation dont les feux tricolores mais aussi le balisage du boulevard principal mais les accidents s’y produisent toujours.La CNPR justifie cela par la non maîtrise de l’interprétation de ces signalisations.
« Nous sommes en train de constater avec regret que jusque-là la plupart des usagers de la route ne sont pas en mesure d’interpréter le langage de nos signalisations.Si vous pouvez essayer aussi d’enquêter, vous avez trouver qu’il y a encore des chauffeurs qui ne respectent pas ces feux tricolores.Il y a ceux-là qui ne respectent même pas les lignes que nous avons placées à côté de ces feux tricolores en vue de les inviter à connaître des accidents.Nous aussi avons avons les piétons qui ne savent pas interpréter les feux tricolores pare que ces feux tricolores que nous avons placés ici à Butembo, les modernes ont, il y a le feu qui indique quand il faut entrer sur la chaussée pour traverser et quand ils doivent aussi s’arrêter mais ils ne sont pas pas en train d’observer, ils sont en train de franchir, d’entrer dans la chaussée sans suivre le langage de ces feux tricolores, et voilà ce qui fait que les accidents continuent de se produire dans les endroits où nous avons balisés », a expliqué M.Heritier Vaghuma Kabakulu, qui a évoqué aussi des embouteillages provoqués par certains usagers de la route qui provoquent aussi les accidents.
Comme la CNPR a dans ses missions régaliennes, la formation de routine des utilisateurs de la route, son chef d’antenne à Butembo les appelle au recyclage sur le nouveau code de la route pour limiter tant soit peu les cas d’accidents en ville commerciale du Nord-Kivu.
Damond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
