Sécurité
Beni : 8 présumés bandits criminels présentés par la Police nationale congolaise à Kasindi
Huit présumés bandits criminels ont été présentés ce lundi 11 août 2025 par le commissariat de la Police nationale congolaise (PNC) de Kasindi, lors de la parade hebdomadaire animée par le fonctionnaire délégué du gouverneur affecté à cette cité frontalière, située en territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.
Selon le commissaire principal, le capitaine Kambere Claude, parmi ces présumés malfrats figure un Congolais condamné en Ouganda, qui s’est évadé de prison pour se réfugier en RDC, ainsi que deux anciens bandits déjà arrêtés auparavant et transférés à Beni.
Ces suspects ont été interpellés au cours de différentes patrouilles menées par la PNC de Kasindi. Ils opéraient principalement avec des machettes et d’autres armes blanches, a précisé le capitaine Kambere Claude dans une interview accordée à la presse.
Il convient de noter qu’aucune femme ni aucun militaire ne figure parmi les personnes arrêtées. Les âges des présumés bandits varient entre 12 et 25 ans, et tous proviennent de divers milieux du Nord-Kivu.
Pour rappel, la cité frontalière de Kasindi est confrontée depuis peu à une recrudescence de cambriolages nocturnes dans les habitations, après une accalmie de neuf mois sans aucun cas enregistré.
Gerlance Sengi / CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
