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Société

Kasaï Central : Katende, la centrale hydroélectrique à mi‑parcours… et déjà sous tension

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Le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Katende, dans le Kasaï Central, affiche un avancement officiel de 45 %, a annoncé ce vendredi Teddy Lwamba, ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité. Un chiffre censé rassurer, alors que la population locale attend des résultats concrets face aux coupures à répétition.

Cette progression a été présentée à l’issue d’une réunion de conciliation réunissant tous les acteurs du chantier : entreprises prestataires, fournisseurs d’équipements et représentants de l’État. Selon le ministre Lwamba, la coordination est « satisfaisante » et le rythme de livraison du matériel reste « conforme aux objectifs gouvernementaux ». Reste à voir si cette harmonie tiendra lorsque viendra l’heure des tests et de la mise en service.

Pensée comme un levier clé pour réduire les fréquentes pénuries d’électricité dans la région, la future centrale de Katende doit non seulement alimenter industries et entreprises, mais aussi soulager enfin les foyers. À 45 %, on est encore loin du compte : la vraie épreuve commencera lorsque l’eau devra tourner les turbines sans accroc.

Ce chantier s’inscrit dans la vaste politique énergétique de Kinshasa, qui vise à diversifier les sources d’approvisionnement et moderniser le réseau national. Les ambitions sont grandes ; les retards et surcoûts, eux, ont déjà fait la une à maintes reprises. Les autorités assurent qu’elles veillent au grain : la moindre défaillance pourrait transformer un projet stratégique en nouvelle promesse oubliée.

En définitive, la centrale de Katende représente un pari pour le développement économique et social du Kasaï Central — et peut‑être un test de la capacité du gouvernement à tenir ses engagements. Les prochains mois seront décisifs : soit cette infrastructure franchit sans heurts la barre des 100 %, soit elle rejoint la longue liste des chantiers inachevés.

Félix Ilunga/CONGOPROFOND.NET 

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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