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Massad Boulos, envoyé spécial des États-Unis, appelle à la réouverture de la mine de cassitérite d’Alphamin après le retrait du M23

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Alphamin Resources Corp. pourrait bientôt reprendre ses opérations dans l’une des plus grandes mines de cassitérite au monde, située en République Démocratique du Congo, suite au retrait des rebelles soutenus par le Rwanda de la région, a déclaré un haut responsable américain.

« Nous espérons que l’entreprise reprendra ses opérations ou fera bientôt une annonce à ce sujet », a déclaré Massad Boulos, conseiller principal du président Donald Trump pour l’Afrique, aux journalistes à Kigali, la capitale du Rwanda, mardi. « Nous les encourageons fortement à reprendre leurs opérations. »

Alphamin, une entreprise cotée à Toronto, avait suspendu ses opérations à sa mine de Bisie le mois dernier pour protéger ses employés alors que les rebelles du M23 approchaient. Le M23 s’est depuis retiré sous la pression des États-Unis et d’autres pays.

« Nous avons vu les progrès réalisés ces derniers jours, et c’est excellent », a déclaré Boulos. Boulos, le beau-père de la fille de Trump, Tiffany, a effectué une tournée en Afrique centrale et orientale dans le cadre d’une initiative américaine visant à aider le Congo, le Rwanda et d’autres pays voisins à instaurer la paix dans cette région riche en minéraux et marquée par une longue histoire de conflits.

Alphamin est majoritairement détenue par Denham Capital, basé aux États-Unis et au Royaume-Uni, et fait partie des rares projets liés aux États-Unis en République Démocratique du Congo. « Il est très triste de voir une entreprise d’une telle envergure, employant des milliers de personnes et enrichissant la communauté et le pays dans lequel elle opère, y compris les pays voisins, fermer », a ajouté Boulos.

Le site de Bisie a produit 17 300 tonnes de minerai de cassitérite en 2024, soit environ 6 % de l’approvisionnement mondial, selon la société de courtage chinoise First Futures Co.

Bloomberg

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Beni sous le choc : 7 membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangese, tués dans une attaque attribuée aux ADF

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La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins 7 civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l’arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d’autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.

Après cette première attaque, les hommes armés auraient étendu leur incursion à d’autres zones de Ngadi. Outre les six victimes dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et conduits vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.

La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des figures les plus populaires de la région. Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une nouvelle fois la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.

Cette attaque remet en lumière les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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