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« 65 ans après, bâtir l’indépendance au présent » : Le message fort de la députée Hermione Bolumbe Bakando

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À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, la députée Hermione Bolumbe Bakando a tenu à rendre un vibrant hommage aux pionniers de la liberté nationale. Dans un message fort, elle a salué la mémoire des héros de l’indépendance, notamment celle de Patrice Emery Lumumba, dont la vision continue d’inspirer les générations actuelles.

« Aujourd’hui, je rends hommage à nos héros de l’indépendance, à la vision de Patrice Emery Lumumba, et à toutes celles et ceux qui ont lutté pour que le Congo devienne maître de son destin. », a-t-elle déclaré sur ses comptes officiels dans la toile.

Mais au-delà du devoir de mémoire, l’élue souligne l’urgence de faire vivre les idéaux pour lesquels ces combattants ont sacrifié leur vie : justice sociale, accès équitable à la santé, à l’éducation, et consolidation de la paix. « La liberté qu’ils ont arrachée doit continuer à se traduire par la justice sociale, l’accès à la santé, à l’éducation, et la paix pour chaque Congolais et chaque Congolaise. », peut-on y lire.

Un message qui résonne profondément, surtout lorsqu’il vient d’une femme politique dont le parcours incarne la résilience, l’engagement social et la proximité avec le peuple.

Une femme d’action au service du peuple

Hermione Bolumbe Bakando n’est pas une voix de circonstance. Fièrement issue de la nouvelle génération d’élus, elle s’est distinguée depuis son élection par sa combativité, sa rigueur et sa détermination à faire bouger les lignes, notamment dans les domaines de la santé publique, de la scolarisation des filles et de la lutte contre les inégalités sociales.

Engagée de longue date dans le milieu associatif avant d’entrer en politique, elle a œuvré pour l’autonomisation des femmes rurales et la promotion des droits humains dans des zones souvent négligées. Son entrée au Parlement n’a fait que renforcer cette proximité avec les réalités de terrain qu’elle défend aujourd’hui avec passion.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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RDC : Entre corps abandonnés et nouvelles alertes des ADF, Mambasa s’enfonce dans la crise

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Alors que 17 corps découverts depuis le 23 mai dans le territoire de Mambasa n’ont toujours pas été inhumés, de nouvelles alertes sécuritaires alimentent la psychose au sein de la population.

 L’ONGDH Protection Plus dénonce une détérioration continue de la situation et appelle les autorités à agir face à la menace persistante des rebelles ADF.

Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, continue de faire face à une crise sécuritaire et humanitaire préoccupante. Entre les attaques répétées attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), les déplacements de populations et le sort réservé aux victimes, les inquiétudes grandissent au sein des communautés locales.

L’Organisation non gouvernementale de défense des droits humains (ONGDH) Protection Plus a exprimé sa vive indignation face à la situation de dix-sept corps découverts le 23 mai 2026 au village Kidini, dans la cellule Mongalyema, groupement Andifele, en chefferie des Walese-Karo. Plus de 2 semaines après leur découverte, ces dépouilles n’ont toujours pas été inhumées.

Selon l’organisation, ce retard constitue une atteinte grave à la dignité humaine et reflète l’ampleur de la crise qui frappe cette partie de l’Ituri. Les victimes auraient perdu la vie lors d’une attaque attribuée aux ADF.

Pour Protection Plus, l’absence de sépulture prolonge la souffrance des familles endeuillées et accentue le traumatisme d’une population déjà durement affectée par les violences armées.

« Toute personne décédée, quelles que soient les circonstances de sa mort, a droit à une inhumation digne, respectueuse et sécurisée, conformément aux principes fondamentaux des droits humains. Le respect des morts est un devoir fondamental de toute société civilisée », a déclaré Maître John Vuleveryo Musombolwa, responsable de l’organisation.

L’ONG appelle les autorités compétentes à organiser sans délai des funérailles dignes et sécurisées pour les victimes, tout en assurant la protection des sites concernés afin de préserver l’intégrité des dépouilles.

Cette situation intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences dans le territoire de Mambasa. Il y a quelques jours, des éléments présumés ADF ont attaqué le village Makwangi, situé dans le groupement Bayaku, en chefferie des Babila-Bakwanga. Selon des sources locales relayées par Protection Plus, quatre personnes ont été tuées lors de cette attaque.

Plusieurs boutiques ont été pillées et des habitants enlevés par les assaillants.

Face à cette nouvelle tragédie, l’organisation a dénoncé un regain d’insécurité qui plonge la population dans la peur. Elle appelle à un renforcement des opérations militaires afin d’assurer une protection durable des civils.

Comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle alerte a été signalée dans la soirée du mardi 9 juin 2026. Dans une communication adressée à la rédaction de CongoProfond.net à 19h12, Protection Plus a fait état de plusieurs coups de feu entendus au village Babungwe, dans le groupement et la chefferie des Babila-Bakwanga, au PK 38 sur la Route nationale numéro 44 reliant Mambasa à Bunia.

Selon l’organisation, ces détonations ont provoqué une vive panique au sein de la population, occasionnant des déplacements de plusieurs familles au cours de la nuit. Bien qu’aucune attaque n’ait été officiellement confirmée au moment de l’alerte, la population redoute une nouvelle incursion des combattants ADF dans cette zone.

« Il y a seulement deux jours, nous dénoncions déjà une attaque dans le village Makwangi sur le même axe routier. Aujourd’hui encore, des coups de feu sont signalés à seulement 38 kilomètres de Mambasa. Cette situation est extrêmement préoccupante », a alerté John Vuleveryo Musombolwa.

Pour le défenseur des droits humains, la multiplication de ces incidents démontre l’urgence d’une réponse efficace des autorités sécuritaires. Il estime que la présence des ADF dans cette région constitue une menace permanente pour les populations civiles.

Protection Plus appelle ainsi les autorités administratives, militaires et sécuritaires à prendre des mesures urgentes afin de sécuriser l’axe Mambasa-Bunia et les localités environnantes. L’organisation rappelle que les habitants de Mambasa ne peuvent continuer à subir simultanément les massacres, les enlèvements, les déplacements forcés et l’abandon des victimes.

Pour l’ONG, seule une action rapide et coordonnée permettra de restaurer la sécurité, préserver la dignité humaine et redonner espoir à des populations confrontées depuis plusieurs années aux conséquences des violences armées.

Junior Kasamba/Congoprofond.net

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