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État de la Nation: les 2 paragraphes clés du discours de Félix Tshisekedi
Pour la deuxième fois, de son quinquennat, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est venu devant le congrès du parlement, pour l’exercice démocratique de faire l’état de la nation.
Une année jour après jour il s’était déjà adressé, un certain 13 décembre 2019, au même public, sauf que, il faut le signaler, le bureau de l’Assemblée est tout à fait extraordinaire, car composé selon l’âge, de suite de l’éviction de la présidente, Jeanine Mabunda.
Le discours sur l’état de la nation de cette année se tient dans un contexte politique particulier. Il intervient après l’adresse au peuple congolais du 6 décembre dernier, à l’issue des consultations initiées par le chef de L’État. Le garant des institutions de la rdc a annoncé la rupture de la coalition FCC- CACH, la nomination imminente d’un informateur, qui devra constater la majorité et finalement, la mise sur pied d’un gouvernement d’Union sacrée.
Pas d’annonces inédites ,comparativement au discours de l’année dernière. Notons la création de l’Ecole de guerre, avec l’aide du gouvernement français et de l’Académie moderne pour policiers
Par ailleurs , deux paragraphes constituent l’essentiel du discours du Président de la République ;
« …Dans cet optique, j’avais pris devant notre peuple, l’engagement d’opérer des réformes courageuses et ambitieuses qu’impose la reconstruction de notre pays. Mais je savais que le seul vouloir n’allait pas suffire. Il fallait établir un cadre politique et institutionnel qui soit propice à leur mise en oeuvre. Et que, dans le même élan, j’ai formulé le voeu qu’ensemble, dans le cadre de notre coalition, mon prédécesseur et moi même allions relever les défis qui s’imposaient à nous tous en tant que citoyens de ce beau pays. En effet, telle qu’elle était pensée après les élections de 2018, la coalition FCC-CACH avait pour vocation non seulement de garantir une alternance pacifique et éviter à notre pays des conflits majeurs, mais aussi à servir de catalyseur pour que l’action du Gouvernement puisse mieux rencontrer les attentes de la population… »
« …Malheureusement, la réalité des faits est que,malgré les efforts que j’ai déployés et les humiliations que j’ai tolérées , cela n’a pas suffit a faire fonctionner harmonieusement cette coalition. Cela n’a pas non plus empêché l’émergence de difficultés de tous ordres au sein de celle-ci, rendant ainsi aléatoire la concrétisation du changement tant réclamé par notre peuple. Face à cette situation qui menaçait, à la longue, le fonctionnement normal de nos institutions, dont je suis le Garant, il me fallait absolument réagir et agir… »
Signalons que la prochaine allocution du chef de l’Etat est pour la fin de l’année lors de sa présentation des voeux pour 2021.
Presse Présidentielle
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Haut-Uélé : À l’Assemblée nationale, le député Jean-Marc Mambidi sonne l’alarme sur le drame sécuritaire et humanitaire de Watsa
Le député national Jean-Marc Mambidi a porté à la tribune de l’Assemblée nationale le cri de détresse des populations du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé. Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire, l’élu a interpellé le Gouvernement sur les violences récurrentes qui plongent les habitants dans un climat de peur et d’incertitude. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de ses multiples alertes en faveur d’une réponse plus énergique des pouvoirs publics.

Une crise humanitaire aux lourdes conséquences
Au-delà des questions sécuritaires, Jean-Marc Mambidi a mis en lumière les conséquences humanitaires de cette instabilité. Les déplacements des populations, les difficultés d’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux activités économiques fragilisent davantage les communautés locales. Selon le député, l’urgence n’est plus seulement de contenir les violences, mais également de mettre en place une assistance adaptée aux besoins des populations affectées.
Un plaidoyer pour une intervention rapide de l’État
Face à cette situation, l’élu de Watsa a appelé les autorités nationales à prendre des mesures immédiates pour restaurer la sécurité et protéger les populations civiles.
Il a insisté sur la nécessité d’un renforcement des dispositifs sécuritaires, d’une meilleure coordination des interventions sur le terrain et d’un accompagnement humanitaire conséquent afin d’éviter une aggravation de la crise.
L’Assemblée nationale interpellée sur son devoir de vigilance
Par cette intervention, Jean-Marc Mambidi rappelle également le rôle de contrôle et d’alerte dévolu aux députés nationaux. Son plaidoyer vise à mobiliser la représentation nationale autour des défis auxquels fait face le territoire de Watsa et, plus largement, les zones affectées par l’insécurité dans l’Est et le Nord-Est de la RDC.
À travers cette alerte, il appelle à une mobilisation collective afin que les préoccupations des populations ne restent pas sans réponse et que des solutions durables soient apportées à cette crise.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
