À la Une
F. Tshisekedi compte sur les députés et le gouvernement de l’Union Sacrée pour améliorer sa gouvernance et faire passer ses réformes
Conformément à la constitution ( Article 77), le Président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a prononcé, ce lundi 14 décembre 2020, son discours sur l’état de la nation devant les deux chambres du parlement réunies en Congrès.
Dans son allocution de 45 minutes, le Chef de l’Etat a d’abord rappelé toutes les promesses qu’il avait faites à la nation notamment les réformes en vue d’améliorer les conditions de vie de ses concitoyens au courant de l’année 2020 qu’il avait qualifiée de l’année de l’action.
Tout en saluant l’endurance et la résilience des Congolais, le Chef de l’Etat a, par la suite, reconnu le déficit de gouvernance malgré tous les efforts entrepris pour maintenir la coalition.
» Les efforts déployés, les sacrifices consentis et les humiliations que j’ai tolérées n’ont pas empêché l’émergence des difficultés de tous ordres rendant aléatoires le changement attendu », a dit le président de la République qui a justifié la fin de la coalition FCC-CACH comme souhaité par les leaders politiques et sociaux les plus significatifs consultés.
Le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a félicité les députés nationaux et sénateurs qui ont fait preuve de maturité dans la gestion des motions de défiance contre leur bureau.
Il a dit compter sur eux et sur le gouvernement de l’Union sacrée de la Nation pour améliorer sa gouvernance et faire passer ses réformes dans divers domaines.
Enfin un sépulcre pour Lumumba
Evoquant la memoire du tout premier premier ministre Patrice Emery Lumumba, le Président de la république a annoncé le rapatriement des restes du Héros National congolais afin de lui eriger un sépulcre digne de son rang.
Au sujet des faits marquants de l’année qui s’achève, le Président de la république a évoqué les efforts qu’il a entrepris pour gerer la pandémie de COVID-19.
Face à la 2ème vague et ses nombreux défis, le Chef de l’Etat a interpellé ses concitoyens afin de respecter les mesures barrières.
Au plan sécuritaire, le Chef de l’Etat a lancé un appel au soutien des actions menées dans la partie-Est du pays.
Le Commandant Suprême des FARDC s’est rejoui de la reprise de la coopération militaire avec les USA et annoncé la création de l’école de guerre de Kinshasa, fruit de la coopération avec la France. Dans ce registre, il a aussi annoncé la construction de l’académie de la police nationale avec les fonds de l’Union européenne.
Au sujet de l’éducation de base, le Président de la république a relevé l’effectivité de la gratuité de l’enseignement qui a permis à plus de 4 millions d’enfants de retrouver le chemin de l’école.
En ce qui concerne l’eau et l’électricité dans la capitale, le Chef de l’Etat a reconnu le faible taux de desserte. Toutefois, il a rassuré que la situation va s’ameliorer apres la fin des travaux de construction des deux usines de pompage à Lemba Imbu et à Binza Ozone.
Quant à l’énergie électrique, le Président a déclaré que le dossier Grand Inga porteur d’espoir est dans sa dernière phase de prospection.
En diplomatie, le Président de la république Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a indiqué que sous son leadership, la RDC est en train de retrouver sa place dans le concert des nations après son élection en fevrier 2020 comme premier vice-président de l’union Africaine et Président en exercice dès fevrier 2021.
Il a sollicité l’appui de tout le monde pour reussir sa présidence de l’Union Africaine.
Dans le même domaine, le Président a annoncé des réformes sur la taille de nos représentations diplomatiques à l’étranger.
Des milliers des congolais massés devant le siège du parlement et dans la salle des Congrès ont assisté à ce deuxième discours Chef de l’Etat sur l’état de la nation de son premier quinquennat .
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
À la Une
DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
