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5 mois après son lancement par Gentiny Ngobila: ACP vient d’enregistrer son 2.331.000ème adhérent !
Samedi 28 mai 2022. Gentiny Ngobila, gouverneur de la ville de Kinshasa, lance l’Alliance des Congolais Progressistes (ACP). La cérémonie s’était déroulée au stade des Martyrs envahi par une foule immense de cadres et militants de cette formation politique. Occasion pour Gentiny Ngobila de rappeler que le président Félix Tshisekedi est le candidat de son parti à la présidentielle de 2023.
Pour gagner ce pari, l’autorité morale s’emploie à installer le parti dans toutes les communes de la capitale, ainsi que dans les vingt-six provinces de notre pays. Objectif: mobiliser les populations en vue d’assurer la réélection de l’actuel chef de l’Etat lors de la présidentielle devant se dérouler l’an prochain.
Une simple méthode d’adhésion
Pour cela, l’autorité morale a instauré une simple méthode d’adhésion qui peut se faire par voie d’internet, via Facebook où se trouve une fiche électronique à remplir. L’autre méthode consiste à remplir manuellement la fiche dans chaque bureau de représentation dans les communes. Cette méthode a rapidement donné des résultats positifs.
En effet, rien que dans la ville de Kinshasa, l’ »Alliance des Congolais Progressistes » a battu le record du nombre d’adhérents. Des sources des services du secrétariat général de cette formation politique indiquent que l’ACP a totalisé à ce jour plus de 2.331.000 membres qui ont pris leurs cartes, à raison de 98.000 adhérents par commune.
Ce record fait de l’ACP le premier parti politique congolais à atteindre ce chiffre d’adhérents à Kinshasa.
Des catégories socioprofessionnelles au nombre d’adhérents à l’ACP
L’on compte toutes les catégories socioprofessionnelles, à savoir les jeunes, les étudiants, les professeurs d’université et instituts supérieurs, les agents et cadres des entreprises privées, les mamans maraîchères, les responsables des organisations communautaires, les associations de chauffeurs de taxis et chargeurs, etc.
Dans les bureaux des fédérations communales, l’on constate des attroupements de personnes désireuses de prendre leurs cartes à cette formation politique qui prône la solidarité, l’amour du pays. Conséquence: grâce à la forte implantation de ce jeune parti, la réélection de Félix Tshisekedi est assurée.
Il ne fait donc pas de doute qu’à cette allure, Gentiny Ngobila et son parti sont capables d’enregistrer plus d’adhésions jusqu’à la date de la tenue des élections générales de 2023.
La mauvaise foi des leaders de l’opposition
Ce succès foudroyant que le parti Alliance des Congolais Progressistes ne cesse d’enregistrer sur le terrain, lui attire déjà une campagne médiatique de diffamation contre son président national, Gentiny Ngobila Mbaka.
En effet, dans un communiqué publié le vendredi 7 octobre 2022, la cellule de communication de l’ACP explique que cette campagne ne vise que de salir l’image de l’autorité morale du parti.
« Pour l’Alliance des Congolais progressistes, toutes ces fausses accusations à l’endroit de son Autorité morale constituent sans nul doute des manœuvres dilatoires concoctées par certains partis politiques dont les sièges jonchent l’avenue de l’Enseignement à Kasa-Vubu, dans le but de désorienter et de créer une confusion au sein de l’opinion qui a accueilli favorablement la création de l’ACP, et adhère à la vision de ce nouveau parti rangé derrière le président de la République Félix Tshisekedi dans le but de soutenir ses actions et de l’accompagner pour sa réélection en 2023. », souligne le communiqué.
Par la même occasion, ACP met en garde tous les politiques auteurs de cette machination, et se réserve le droit de faire recours à la justice en cas de récidive.
Le Libre Débat
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
