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450.000 USD pour couvrir le procès, 2,4 millions pour les honoraires : ce que coûte la tête de Joseph Kabila au Trésor public
En République Démocratique du Congo, le procès très médiatisé de l’ancien président Joseph Kabila s’annonce comme un véritable gouffre financier pour le Trésor public.
En effet, le ministre intérimaire de la Justice a sollicité une somme de 2,43 millions de dollars pour couvrir les honoraires de sept cabinets d’avocats engagés pour défendre les intérêts de l’État dans cette affaire complexe. Le mode de paiement choisi : le recours à la procédure d’urgence, permettant au ministre du Budget de contourner les étapes essentielles de vérification et d’ordonnancement, compromettant ainsi l’intégrité du processus budgétaire.

La répartition des honoraires révèle des montants significatifs pour chacun des avocats représentant les cabinets. Le bâtonnier Laurent Kalengi Kukilana recevra 380 000 USD, tandis que d’autres avocats, tels que Maître Richard Bondo Tshimbombo Bontshi et Maître Samuel Dimuene Paku Diasolwa, toucheront respectivement 400 000 USD et 350 000 USD.
Maître Kabengele Ilunga, l’un des avocats impliqués, a souligné que le montant des honoraires est justifié par la « dangerosité du prévenu ».
Selon lui, les avocats engagés par la partie civile ont fait face à des menaces, intensifiant la nécessité de sécuriser leurs conditions de travail.
« Nous luttons pour que la population congolaise, victime des actes de M. Kabila, soit indemnisée », a-t-il déclaré, rappelant que des millions de dollars ont été mis à disposition pour toute information menant à l’arrestation de figures clés associées à Kabila, comme Nangaa, Bisimwa ou encore le journaliste Péro Luwara.
« Les 7 et 8 mars derniers, vous avez vu les communiqués de presse émis par l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, offrant 4 millions de dollars pour l’arrestation de Péro Luwara, et 4 millions de dollars pour la capture de Corneille Nanda et Bertrand Bisimwa. La somme que nous avons demandée n’atteint même pas 4 millions, juste pour une arrestation. En effet, on peut arrêter quelqu’un, mais le jugement ne peut pas toujours aboutir à une condamnation. Nous nous battons ici pour obtenir une condamnation avec des dommages et intérêts. Ainsi, la base de ce qui est discuté concernant les montants de 4 ou 8 millions, juste pour l’arrestation, montre que les avocats sont modestes, ayant demandé, tous calculs confondus, moins de 3 millions de dollars », a-t-il asséné.
L’avocat a également insisté sur le fait que ces honoraires sont calculés par cabinet, et non par avocat, afin de mieux gérer les ressources et les frais engagés.
« Nous ne sommes pas en train de nous concentrer sur l’arrestation ; nous travaillons à obtenir des jugements et des condamnations, visant des dommages et intérêts de plusieurs milliards de dollars, non seulement pour la République, mais aussi pour les victimes des actes perpétrés par Joseph Kabila et ses complices », a-t-il ajouté.
En son temps, l’ex-ministre avait sollicité jusqu’à 450 000 dollars américains pour couvrir les frais liés aux accusations graves portées contre Joseph Kabila et ses complices. Cette somme devait permettre d’organiser des procès et de saisir les biens de l’ancien président.
L’ancien chef de l’État est poursuivi notamment pour : homicide intentionnel par balles, apologie, viol, torture, déportation, occupation à force ouverte de la ville de Goma, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et haute trahison.
Eco24.CD
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Lubumbashi : 5 présumés criminels interpellés, dont 2 femmes
La Police nationale congolaise (PNC) du Haut-Katanga a présenté, lundi 8 juin, 5 présumés criminels, dont 2 femmes, arrêtés par le Groupe de recherche et d’investigation criminelle (GRIC) à Lubumbashi.
Les suspects ont été présentés au commissaire provincial adjoint chargé de la police administrative, le colonel Bale Agwaki John, à l’occasion de la parade hebdomadaire de la police.
Selon le commandant du GRIC, le colonel Simplice Tshikala, ces personnes seraient impliquées dans un réseau de détention et de vente illégale d’armes et de munitions.
« Depuis un moment, nous avons appris qu’il y a des bandes organisées qui se ravitaillent à travers nos camps militaires en armes et en munitions. Nous avons déployé nos sources et nous avons arrêté Etomale Mbat, un voleur à main armée extrêmement dangereux. Sur lui, nous avons trouvé 1 300 munitions, un revolver ainsi que deux chargeurs garnis », a déclaré le colonel Tshikala.
La police affirme également avoir arrêté deux autres suspects qui tentaient de vendre des armes à feu. Après leur interpellation, ces derniers auraient conduit les enquêteurs dans une maison où étaient dissimulées d’importantes quantités de munitions.
Au total, plus de 2 850 munitions de calibre 7,62 mm, plusieurs chargeurs garnis destinés aux fusils AK-47 ainsi qu’un revolver de calibre 9 mm ont été saisis.
Par ailleurs, deux policiers accusés d’avoir extorqué 1 820 dollars américains à des habitants du quartier Bel-Air 2, dans la commune de Kampemba, ont également été présentés à l’autorité policière provinciale.
« Ce sont des personnes capables de déstabiliser la paix et la tranquillité publiques », a insisté le commandant du GRIC, précisant que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier l’origine de ces effets militaires et les réseaux impliqués.
Le colonel Bale Agwaki John a, de son côté, salué le professionnalisme des éléments du GRIC dans la lutte contre la criminalité et appelé les unités de police à renforcer les opérations de sécurisation de la population et de ses biens.
Les suspects civils ainsi que les 2 policiers ont été transférés devant les juridictions compétentes pour la suite de la procédure.
Patient M.MBY/CONGOPROFOND.NET
