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Procès Mutamba : Judith Suminwa, Jules Alingete, Rose Mutombo et tant d’autres témoins attendus à la barre mercredi 6 août
L’audience du procès opposant le ministère public à Constant Mutamba, ancien ministre de la justice a été renvoyée au mercredi 6 août 2025.
En cause : l’absence de plusieurs témoins cités dans le dossier de détournement présumé de 19 millions de dollars américains.
Le président de la Cour, le juge Justin Kibamba, a ordonné la comparution de tous les témoins lors de la prochaine audience, sans nouvelle citation.
« Tous les témoins seront entendus le même jour. Il n’y aura pas d’autre citation à comparaître », a-t-il insisté, en exigeant leur présence à 10h précises.
Douze témoins figurent sur la liste, parmi eux des personnalités politiques et administratives de haut rang :
• Judith Suminwa Tuluka, Première ministre,
• Jules Alingete, ex-inspecteur général des finances,
• Rose Mutombo, ancienne ministre de la Justice,
• Guy Bohoto, secrétaire général à la Justice,
• Lydia Mashika, directrice des services pénitentiaires,
• Mutund Urum, gestionnaire de l’immeuble CTC,
• Kito Limbaya, professeur,
• Christian Kalume, expert à l’ARMP,
• Fayi Login, expert au ministère des Infrastructures,
• Bolema Gérard, chef de division à Kisangani,
• Georges Koshi et Marie Mukadi.
Le greffier a expliqué que le court délai de notification est la principale cause de l’absence des témoins, qui n’auraient pas été formellement informés dans les temps.
La défense de Constant Mutamba a vivement dénoncé une inégalité de traitement, accusant le ministère public de n’avoir convoqué en temps utile que les témoins à charge, alors que les témoins à décharge n’ont pas été notifiés dans les délais.
Malgré ces absences, deux auditions techniques ont été réalisées ce lundi, notamment :
• Christian Kalume (ARMP),
• Fayi Login (ministère des Infrastructures),
lesquels ont été entendus sur les procédures des marchés publics.
Il s’agit de la quatrième audience dans cette affaire qui retient l’attention de l’opinion publique. La cinquième audience est attendue ce mercredi 6 août, avec l’espoir de faire avancer substantiellement les débats.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
