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45 USD pour le test Covid-19 à l’aéroport de Ndjili: le gouvernement s’explique
S’agissant des nouvelles dispositions qui ont été prises à l’aéroport international de Ndjili, à Kinshasa, pour la prise en charge des passagers en provence de l’Europe et des États Unis d’Amérique, qui sont soumis à un test de dépistage pour un coût de 45 dollars américains, le porte-parole du gouvernement s’est expliqué ce mardi à l’issue de la réunion de la réunion du comité multisectoriel de lutte contre la covid19 présidée par le Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
« Il faut savoir que ce montant s’il a été fixé à cette hauteur là, c’est parce que les charges de la prise en charge sont énormes, il y a plusieurs services qui interviennent pour assister les services médicaux proprement dit et donc veillez à ce que les mesures qu’on doit prendre en ce qui concerne la protection soient des mesures les plus efficientes possible, donc on recourt à plusieurs services qui travaillent dans les zones aéroportuaires et il faut naturellement s’occuper de ce service là. C’est ce qui explique en partie qu’on ait un tarif plus élevé en ce qui concerne les personnes qui voyagent de l’extérieur vers l’intérieur. À titre d’exemple, il faut détecter par exemple les faux documents qui pourront être présentés par nos services, si on devait laisser tout ce travail seulement aux services médicaux, il y aurait peut-être beaucoup d’abus qu’on aurait pas pu constater », a déclaré le porte-parole du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
En ce qui concerne les cas des personnes qui pourraient être déclarées positives à l’aéroport, il a fait savoir que « naturellement il est question qu’on fasse le suivi de ces personnes là pour que la vague de la pandémie telle qu’on l’avait connu au début avant d’être prêt pour le contenir et que cette situation ne se répète ».
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
