Connect with us

À la Une

25 ans du génocide rwandais : Denis Sassou-N’Guesso à Kigali

Published

on

Le 07 avril 2019, le Rwanda commémore les 25 ans du massacre des Tutsis et Hutus modérés, appelé « génocide rwandais ». Invité par son homologue du Rwanda, Paul Kagamé, le chef de l’Etat congolais se joindra au peuple rwandais en cette journée de ressouvenir et de recueillement. Denis Sassou-N’Guesso quitte Brazzaville, ce samedi 6 avril 2019, en fin d’après-midi, pour Kigali, la capitale rwandaise.

La discrimination rwandaise entre Hutus et Tutsis, qualifiée d’ethniste par des spécialistes, avait atteint le point culminant, avec le déclenchement du massacre des Tutsis, le 07 avril 1994.

D’une durée de cent jours, ce fut le génocide le plus rapide de l’histoire et celui de plus grande ampleur quant au nombre de morts par jour. Selon l’ONU, il y a eu environ 800 000 morts, pendant le génocide rwandais. Il eut aussi plusieurs rwandais qui ont quitté le pays pour se réfugier dans les pays voisins.

La République du Congo est parmi les pays ayant accueilli le plus grand nombre de rwandais qui avait fui les atrocités dans leur pays, en 1994.

En ces temps de souvenir, la présence du président Denis Sassou-N’Guesso à Kigali marque, sans conteste, sa solidarité avec les autorités et le peuple rwandais. C’est aussi, sans doute, un soutien moral aux autorités rwandaises dans leur volonté de cicatriser les plaies de la barbarie que leur pays a connue.

Par ailleurs, le Congo et le Rwanda entretiennent d’excellentes relations. En témoignent, les fréquents échanges de délégations de haut niveau entre les deux pays.

Achille Schillains, CONGOPROFOND.NET/Correspondant à Brazzaville

À la Une

Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

Published

on

Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading