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Zibula Meso derrière le chef de l’État pour la relance du parc agro -industriel de Bukanga Lonzo

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Les Forces vives du KWANGO réunies au sein de ZIBULA MESO ont accueilli avec satisfaction et suivent avec une attention soutenue le projet de relance du parc agroindustriel de BUKANGA LONZO inscrit à l’agenda du Gouvernement Sylvestre ILUNGA en vue de booster la production agricole, de juguler la crise alimentaire et de soutenir l’économie nationale déjà très affectée par les effets de la COVID-19.

ZIBULA MESO ASBL salue vivement cette initiative gouvernementale sans doute porteuse de croissance et encourage le Chef de l’Etat à y accorder une attention particulière ainsi que le bénéfice de l’urgence pour sa concrétisation.

Martinez Ngyaluka, PCA de Zibula Meso

Cependant, au regard de la gestion catastrophique et des ratés constatés dans la conception et la mise en œuvre du premier contrat du parc agroindustriel avec le partenaire sud-africain, les Forces Vives du Kwango proposent une restructuration profonde de l’équipe de gestion du parc et la mise en place d’un mécanisme de contrôle qui impliquera cette fois-ci, outre les autorités provinciales, les Communautés locales et la Société civile du KWANGO afin de garantir et de sauvegarder les intérêts non seulement de notre Province mais aussi de la nation congolaise toute entière.

A cet effet, ZIBULA MESO ASBL s’insurge et met en garde l’ancien Ministre de l’Agriculture Chrysostome VAHAMWITI qui, après sa gestion calamiteuse des campagnes agricoles 2012-2014[70 millions de USD] et des 3500 tracteurs achetés par le Président honoraire Joseph KABILA pour mécaniser l’agriculture, a osé, sur les antennes de Top Congo, donner des leçons au Gouvernement Ilunga quant à la manière de gérer le parc BUKANGA LONZO avec les mêmes fossoyeurs qui n’ont pas encore justifié devant le Peuple congolais les résultats des 250 millions de dollars américains investis par le Trésor public dans le projet BUKANGA LONZO.
Même si le ridicule ne tue pas au Congo, les Forces Vives du KWANGO mettent en garde ce Ministre honoraire de l’Agriculture et avec lui, tous les politiques qui se sont érigés contre les intérêts du peuple congolais en général et de la province du Kwango en particulier dans l’exécution du premier contrat Bukanga Lonzo.

ZIBULA MESO reste confiante dans la haute clairvoyance du Président de la République FELIX TSHISEKEDI TSHILOMBO et du Premier Ministre SYLVESTRE ILUNGA pour ne prêter ni oreille ni regard à ces oiseaux de mauvaise augure, afin de transformer le parc de BUKANGA LONZO en un véritable foyer de rayonnement agricole qui participe effectivement à l’augmentation de la production, à la stabilisation de notre économie et à l’atténuation des effets de la COVID-19.

Par ailleurs, face à l’aggravation de la crise alimentaire suite au COVID-19, ZIBULA MESO ASBL saisit également cette opportunité pour exhorter le Président de la République Félix Antoine Tshidekedi ainsi que le Chef du Gouvernement d’accorder la même attention au financement des projets de relance des secteurs de la Pèche et élevage qui vont de pair avec l’agriculture et sans laquelle, il serait illusoire de gagner le combat de l’autosuffisance alimentaire en RDC.

Que vive la RD Congo
Que vive le Kwango
Que vive ZIBULA MESO

Pour ZIBULA MESO ASBL

Martinez NGYALUKA Philippe KUSUKAMA

Président du Conseil d’Administration Coordonnateur National

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Triangle de Bermudes budgétaire : Réformes, diplomatie et turbulences, qui perd le Nord ?

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Le début de l’année 2026 devait consacrer la symphonie parfaite d’un trio gouvernemental rodé. Mais les chiffres tombés en janvier ont la dureté d’une taupe : 1.037,5 milliards de CDF de déficit, un trou de 350 milliards plus profond que prévu. Face à cette contre-performance, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se ruer vers le marché financier local pour émettre des bons du Trésor.

Dans ce triangle des Bermudes budgétaire formé par Adolphe Muzito (VPM Budget), Daniel Mukoko Samba (VPM Économie) et Doudou Fwamba (Ministre des Finances), l’heure n’est plus aux discours de façade. L’un d’eux tire visiblement en travers, et l’attelage tousse dangereusement. Adolphe Muzito incarne la rigueur budgétaire affichée. Il a réuni les partenaires techniques et financiers, promis un budget crédible et soutenable, et orchestré l’adoption d’un budget 2026 en équilibre à 54.335,7 milliards de CDF.

Sur le papier, il coche toutes les cases de l’orthodoxie financière. Mais cette discipline a un revers : le budget qu’il présente est un château de cartes si les recettes ne suivent pas. Or, janvier 2026 montre que les recettes n’ont atteint que 86% des prévisions. Adolphe Muzito n’est pas le problème, mais il est le premier à pâtir des faiblesses structurelles. Il construit de belles maisons sur des fondations qui s’effritent, et ses projections trop optimistes fragilisent son rôle de projectionniste.

Daniel Mukoko Samba, lui, joue dans la cour des grands. Son terrain de jeu, c’est Washington, les accords américains, et la diversification des partenaires pour sortir de l’emprise chinoise. Sa métaphore est élégante : “Sur un vélo, il faut deux pieds pour pédaler : l’économie et la sécurité”. Grâce à lui, la RDC tente de réussir le pari d’utiliser ses minerais stratégiques pour attirer les investissements américains. Mais pendant qu’il pédale sur le vélo de la diplomatie économique, la selle craque sous les réalités quotidiennes.

Le trou de janvier est là pour le rappeler : les caisses sont vides aujourd’hui. Le décalage est saisissant entre la hauteur de vue de ses annonces internationales et l’incapacité du pays à boucler ses fins de mois. Reste Doudou Fwamba, dont le portefeuille est le plus exposé. Il est aux commandes de la trésorerie, du paiement des dépenses, et de la régulation financière. C’est lui le réparateur qui doit actionner les leviers de l’endettement intérieur via les bons du Trésor pour combler les déficits.

Sur le fond, il tente des réformes courageuses, comme la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Mais les réformes de structure ne rattrapent pas un déficit de recettes. Le recours aux bons du Trésor, loin d’être un signe de bonne santé, est l’aveu d’une faiblesse : l’État n’a plus d’argent et doit puiser sur le marché financier local, asséchant le crédit disponible pour le secteur privé. Aujourd’hui, Fwamba est le plus fragilisé.

Il incarne la douleur immédiate, le pompier arrivé après l’incendie. Dans ce trio, si l’un d’eux ne produit pas les résultats escomptés, c’est bien celui qui est incapable de sécuriser la trésorerie au jour le jour. Mais attention : le véritable problème réside dans l’incapacité collective momentanée et peut-être à transformer les promesses de réformes et les accords internationaux en liquidités immédiatement disponibles dans les caisses de l’État.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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