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RDC/Goma : la Lucha-RDC Afrique en guerre contre les boissons fortement alcoolisées

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Le mouvement citoyen Lutte pour le changement Lucha RDC-Afrique a organisé une marche pacifique ce vendredi 29 mars à Goma. Cette manifestation vient lancer sa campagne de lutte contre la consommation des boissons fortement alcoolisées par certains jeunes. Par cette action les militants de la Lucha veulent aussi interpeller la conscience des autorités et les entreprises produisant ces boissons à plus de responsabilité.

La marche des militants de la Lucha est partie du rond-point Signers en passant par le bureau des 34 régions militaires pour chuter au cercle sportif de Goma. Chemin faisant, ces jeunes pro démocratie avaient un seul message sur les différents papiers qu’ils brandissaient: “la boisson fortement alcoolisée tue à petit feu notre jeunesse, notre pays n’est pas un dépotoir, non à la consommation des chiefs,…”.

«Nous manifestons pour lutter contre les bossons fortement alcoolisées. Vous savez très bien, le gouvernement permet l’importation des boissons à forte dose et met cette politique en place pour détruire la jeunesse afin que celle-ci ne s’occupe pas des vrais problèmes réels de notre pays. Il est prouvé que si vous en consommez, vous ne serez plus capable de bien réfléchir et ça, c’est un danger pour nous qui sommes considérés comme l’avenir du pays. Nous n’allons pas cautionner cette pratique et nous décourageons au même moment les jeunes qui se mettent à la prise abusive de ces boissons pour ne pas tout gâcher », explique Francis MUNYIYIRHO, militant de ce mouvement citoyen et l’un des manifestant.

Cette action, assure-t-il, sera continuelle et nous ne sommes qu’au début de notre demarche. ” Les sociétés congolaises et étrangères qui produisent ces boissons en forte dose vont nous rencontrer sur leur route”, ont-ils promis.

Lucha

« La campagne est officiellement déclenchée contre toutes ces entreprises qui nous déversent ces stupéfiants ne respectant pas les dosages. Comment vous pouvez imaginer une boisson contenir 80, 50 ou 40% d’alcool alors que la loi congolaise en la matière ne l’autorise pas ? Pour décourager cela, nous incinérons symboliquement ces boissons et il y a toute une procédure que nous allons mener aux près des autorités en vue de leur rappeler leur rôle surtout pour obtenir le retrait de ces boissons sur le marché. Des sociétés locales comme PREMIDIS, produisant de telles boissons, pourquoi l’Etat ne fait pas de son mieux pour la remettre à l’ordre ? Nous pensons qu’il y a aussi une complicité de la part de certains responsables étatiques car nous ne pouvons pas comprendre comment d’autres boissons ne respectant pas la norme peuvent traverser les frontières, commercialisées et consommées sans inquiétude dans notre pays en général et ville de Goma en particulier ? », s’est-il interrogé.

Cette marche n’a pas été encadrée par la police et s’est clôturée sans incident avec l’incinération symbolique de quelques boissons forment alcoolisés contenues dans les sachets et des flacons de moins de 30 ml.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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RDC : L’APLTP plaide auprès des députés pour l’adoption de la loi sur la lutte contre la traite des personnes

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La commission Genre, Famille et Enfants de l’Assemblée nationale a reçu, ce mercredi 18 mai dans la salle des spectacles du Palais du peuple, l’Agence de prévention et de lutte contre la traite des personnes (APLTP), en collaboration avec l’OIM, dans le cadre du plaidoyer pour le vote d’une loi spécifique qui réprime les délits de la traite des personnes en RDC.

L’objectif de cet atelier, à en croire Pierre Matuku Matuku, représentant du ministre des Droits humains, est que les députés nationaux s’approprient et soutiennent le projet de loi sur la traite des personnes, lequel projet se trouve déjà au bureau de l’Assemblée nationale. Selon lui, cela va permettre au pays d’être en harmonie avec la convention de Palerme, ainsi le pays sera doté d’une législation propre.

Dans ce même ordre d’idée, le coordonnateur adjoint de l’APLTP, Kuku Kiese, ce projet de loi vise à incriminer les actes ou les faits de traite qui ne sont pas encore pris en compte par le droit actuel. Il en outre donné l’avantage d’avoir cette loi: “Cette loi va enrichir le code pénal congolais en particulier la section 5, titre 1er en y ajoutant un arsenal des infractions en matière de traite des personnes visant essentiellement la protection de la dignité humaine tel que consacré par l’article 16 de notre constitution”, déclare-t-il.

La députée Christelle Vuanga, présidente de la commission Genre, famille et enfants, rassure qu’à travers cette rencontre, ses collègues et elle s’attendent à ce qu’il y ait une loi qui comble le vide juridique.

Nous n’avons pas une loi spécifique qui réprime les pratiques de traite des personnes. Si la commission genre a été impliqué à cet atelier c’est parce que la majorité des victimes de la traite des personnes est constitué des Femmes et des enfants. Nous ferons de notre mieux pour convaincre plus de la moitié de nos collègues afin de faire voter ce projet de loi.”, en poursuivant que l’actualité étant prise en otage par des filles et enfants amenés outre mer pour des services non appropriées, il est plus qu’urgent pour la RDC d’avoir une loi qui mette fin à toutes ces pratiques.

Quant à son collègue Daniel Safu, membre de la commission défense et sécurité, il croit que toute la lutte congolaise qui remonte avant même l’indépendance s’articule autour de la dignité humaine. “ En RDC la dignité humaine est bafouée alors qu’ailleurs elle constitue une valeur par excellence. Nous sommes en retard. Le combat de Mfumu Kimbangu s’articule autour de la dignité humaine. Lorsqu’il y a traite des personnes, l’homme perd certaines valeurs et certains droits. Il est assimilé à un objet, à un animal. Sur ce, je salue l’implication du chef de l’État d’avoir créer cette agence qui lutte contre la traite des personnes. Nous devons soutenir ce projet pour qui la loi soit votée d’autant plus qu’il relève de la dignité de nos électeurs.”, indique-t-il, avant de lancer un appel à tous les députés, en s’interrogeant, “si nous les hommes, nous n’accompagnons pas les femmes dans cette lutte de la dignité des femmes et des enfants, que deviendra notre société ?”

Selon Fils-Lien Ely Thelot qui a représenté le chef de mission, l’OIM sensibilise la population sur les différentes pratiques pouvant être assimilées à de la traite des personnes en RDC, accompagne les victimes de cette violation grave de la dignité humaine et offre à ces dernières une assistance holistique en vue de leur réinsertion sociale. “ L’absence d’une loi spécifique sur la traite des personnes offre un terreau favorable aux trafiquants d’êtres humains et laisse les magistrats désarmés, impuissants. Les victimes, qui sont principalement des femmes et des enfants, en souffrent terriblement. De plus, l’absence d’une loi qui criminalise la traite des personnes pourrait, dans les mois à venir, constituer une entrave nuisible pour l’aide publique au développement de la RDC.”

Avec l’aide financière du gouvernement américain, par l’entremise de l’USAID, l’OIM réitére son engagement auprès de la population congolaise en matière de lutte contre la traite des personnes et continue de soutenir l’APLTP dans cette démarche. L’OIM promet de demeurer toujours aux côtés des acteurs de première ligne pour les encadrer dans l’identification, le référencement, la prise en charge et la réinsertion des victimes.

Sachez que le projet de loi se trouve déjà au bureau de l’Assemblée nationale. L’APLTP espère qu’après son plaidoyer, cette loi sera votée pendant la session en cours.

Elda Along/CONGOPROFOND.NET

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