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1er Colloque panafricain sur l’albinisme: après la réflexion, les actions ! (Gloria Mandefu, ASBL « Fière de l’être »)
Durant deux jours, les 19 et 20 octobre, la République Démocratique du Congo a organisé le 1er Colloque panafricain sur l’albinisme. Objectif : faire un état de lieu général de la situation des personnes atteintes d’albinisme en Afrique, afin de prendre des mesures urgentes pour combattre toutes formes de discriminations basées sur la couleur.
Y ont pris part des délégués des associations d’albinos et de défense des droits humains, des scientifiques venus d’Europe, d’Afrique, etc.
Contactée par la rédaction de CONGO PROFOND.NET, Gloria Madenfu, coordinatrice de l’ASBL « Fière de l’être », une structure existant depuis le 4 janvier 2019, et qui milite pour la cause des albinos, a salué le thème de ce colloque : » Solidarité Africaine pour une Afrique en faveur des Personnes atteintes d’Albinisme « .
Satisfaite des réflexions faites durant cette session, elle a plaidé maintenant pour l’effectivité des actions pour l’intégration de la personne atteinte albinisme en RDC, pourquoi pas à travers le monde.
Elle estime que ce colloque est tombé à pic au moment où le président Félix Tshisekedi préside l’Union Africaine afin de lui permettre d’examiner minutieusement la situation de la personne atteinte d’albinisme en RDC et partout en Afrique. » En RDC, l’albinos est victime de discrimination, de rejet, de mépris, de regard dédaignant, etc. Pire, on colle une image de saleté à l’albinos. Nous entendons souvent des » compliments » du genre tu es « propre » au lieu de tu es « belle ». C’est comme si l’albinos égal à la saleté; C’est comme si être albinos égal à tout ce qui est négatif. Donc, on est en crise d’identité. C’est ce genre de stéréotypes qui ne peuvent pas avoir lieu ni être acceptés dans notre société », a-t-elle martelé.
Pour elle, la RDC, en particulier, et l’Afrique, en général, n’ont pas beaucoup fait des progrès en ce qui concerne la promotion des albinos. » Je dirais que nous n’avons pas assez avancé, parce que la situation, en réalité, demeure presque la même. Les gens n’ont pas encore compris ou bien non pas encore eu d’informations sur l’albinisme. De ce fait, ils manifestent le sentiment de rejet et de discrimination contre des personnes atteintes d’albinisme « , a-t-elle appuyé.
Elle trouve assez mal qu’on parle à ce stade de l’inclusion. » On parle d’inclusion quand on tient compte des autres. Dans cette situation actuelle, il faut parler d’intégration. Pourquoi? parce qu’il faut l’intégrer dans tout ce que la société fait… ».
Désiré Rex Owamba/ CONGOPROFOND.NET