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Hydrocarbures

La Fiscalité Freine les Investissements Privés dans un Secteur Électrique Libéralisé : CORAP, ACERD et GTERD Plaident pour des Améliorations

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Le café d’échanges organisé aujourd’hui à Silikin Village, dans la commune de la Gombe, a réuni des acteurs clés du secteur de l’électricité, notamment ACERD, CORAP, GTRP, le secteur privé et la société civile. L’événement avait pour objectif de pousser l’État congolais à réformer le cadre fiscal du secteur, crucial pour le développement économique de la République Démocratique du Congo.

La fiscalité représente un enjeu majeur pour le secteur de l’électricité en RDC. Un rapport publié en 2023 par la CORAP, en collaboration avec ACERD asbl, a révélé que la fiscalité actuelle asphyxie les opérateurs et décourage l’afflux d’investissements. Avec plus de 80 taxes, impôts et redevances à payer, les entreprises peinent à fonctionner efficacement, freinant ainsi le développement nécessaire de l’infrastructure électrique.

L’objectif central de ce café d’échanges était de renforcer le plaidoyer en faveur d’une fiscalité plus adaptée. Les discussions ont permis d’identifier les urgences qui nécessitent des réformes concrètes afin de favoriser l’investissement et d’améliorer l’accès à l’électricité pour tous les Congolais. Les participants ont souligné l’importance d’un cadre fiscal incitatif pour attirer les investisseurs.

Les intervenants, tels qu’Emmanuel Musuyu, Secrétaire Général de la CORAP, ont exprimé l’urgence d’agir. Selon lui, la fiscalité en vigueur ne correspond pas aux besoins du secteur et décourage les initiatives privées. Catherine Mukobo, Directrice Exécutive de l’ACERD, a également mis l’accent sur la nécessité de poursuivre le dialogue afin d’alimenter le débat sur la réglementation et d’améliorer l’accès à l’énergie.

En conclusion, ce café d’échanges a constitué une étape significative dans la mobilisation des acteurs du secteur de l’électricité en RDC. Les discussions promettent de déboucher sur des propositions concrètes visant à améliorer le cadre fiscal, essentiel pour le développement durable du secteur. Les organisateurs remercient tous les participants pour leur engagement et leur contribution à cette initiative cruciale pour l’avenir énergétique du pays.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

Hydrocarbures

Flambée du prix du carburant à Beni : Les transporteurs augmentent le coût des trajets

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Une hausse brutale du prix du carburant est observée depuis plusieurs jours dans la ville de Beni, au Nord-Kivu. Le litre, qui se vendait encore autour de 3 200 francs congolais, est désormais écoulé entre 5 000 et 7 000 francs dans plusieurs stations-service et points de vente informels de la ville.

Face à cette situation, la division provinciale de l’économie du Nord-Kivu a mis en garde les opérateurs économiques du secteur pétrolier. Selon cette division, aucune raison objective ne justifie pour l’instant cette hausse du prix du carburant sur le marché local. Les autorités précisent en effet que les stocks disponibles dans les villes de Beni, Butembo et au poste frontalier de Kasindi restent suffisants pour alimenter normalement le marché.

Malgré ces avertissements, les prix restent élevés sur le terrain, provoquant déjà des répercussions dans plusieurs secteurs, notamment celui du transport. Les transporteurs, fortement dépendants du carburant pour leurs activités, disent subir de plein fouet cette augmentation et cherchent des solutions pour limiter les pertes.

Réunis pour analyser la situation, les membres de l’association des transporteurs de Beni ont décidé d’ajuster les tarifs des voyages longue distance. Selon Dieume Mutumwa, secrétaire de cette association, cette décision est une mesure d’adaptation face à la hausse du prix à la pompe.

« Nous venons de terminer une réunion, parce que l’objet de la réunion était d’analyser la situation dans notre secteur de transport, vu la hausse du prix du carburant à la pompe. Ça fait presque une semaine que nous achetions le litre à 3 200 francs congolais, mais aujourd’hui ça se vend entre 5 000 et 7 000 francs dans la ville et dans les milieux voisins de Beni », explique-t-il.

Face à cette flambée, les transporteurs ont décidé d’augmenter le prix de certains trajets afin de continuer à assurer leurs activités. « Nous avons jugé bon de voir comment nous adapter à cette situation. Nous avons trouvé nécessaire d’augmenter de 10 dollars tous les longs trajets. Par exemple, pour aller à Goma, il faudra désormais payer 60 dollars au lieu de 50 dollars comme avant », précise Dieume Mutumwa.

La même mesure s’applique également à d’autres destinations importantes de la région. « Pour aller à Bunia, où on payait 50 dollars, on sera aussi obligé de payer 60 dollars. Les 10 dollars supplémentaires doivent nous permettre d’acheter le carburant mais aussi de payer les taxes imposées par les services de l’État sur les routes », ajoute-t-il.

Le secrétaire de l’association souligne également que les transporteurs font face à d’autres difficultés qui aggravent la situation. « Comme vous le savez, nous sommes aussi victimes de plusieurs tracasseries sur plusieurs axes routiers, surtout sur la route Beni-Bunia et Beni-Kisangani », déplore-t-il.

Cette hausse du carburant risque ainsi d’avoir un effet en chaîne sur le coût de la vie dans la région, notamment sur les prix du transport et des marchandises, dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans l’est de la République démocratique du Congo.

Franck Kaky/CONGO PROFOND.NET

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