Hydrocarbures
Kipay Energy : Le pari congolais d’une transition énergétique verte porté par Eric Monga
Dans un pays où moins de 20 % de la population a accès à l’électricité, Kipay Energy se présente comme un acteur indépendant incontournable pour inverser cette tendance. Fondée en 2015 par Eric Monga et Alexander Yamandou, cette entreprise congolaise a pour ambition de jouer un rôle clé dans la transformation énergétique de la République démocratique du Congo (RDC), en misant exclusivement sur des sources d’énergie renouvelables, en particulier l’hydroélectricité et le solaire.
Réduire le déficit énergétique grâce aux ressources renouvelables
Avec un déficit électrique de plus de 2 500 MW, la RDC fait face à un défi structurel majeur qui freine son développement économique et social. Kipay Energy s’attaque à cette problématique en exploitant l’immense potentiel hydraulique et solaire du pays. Sa vision : concevoir l’énergie comme un levier de croissance et de développement durable, pas seulement comme une marchandise.
À travers une approche intégrée, Kipay Energy s’engage à fournir une électricité propre, fiable, compétitive et accessible aux ménages et entreprises dans les zones les plus marginalisées. L’entreprise veille à ce que ses infrastructures soient non seulement économiquement viables, mais aussi respectueuses de l’environnement et socialement inclusives.
Une entreprise ancrée dans la responsabilité sociétale
Kipay Energy ne se limite pas à produire de l’énergie. L’entreprise incarne une philosophie de responsabilité sociétale, en intégrant les populations locales dans ses projets, en stimulant l’économie locale, et en réduisant au minimum son empreinte écologique.
Son modèle repose sur trois piliers forts :
• Responsabilité environnementale, avec des projets à faible impact écologique.
• Responsabilité sociale, en investissant dans le capital humain local et en créant des retombées économiques durables.
• Bonne gouvernance, avec des principes de transparence et d’éthique à la base de chaque projet.
Eric Monga : Un visionnaire au service de l’énergie et de la nation
À la tête de Kipay Energy, Eric Monga incarne l’exemple d’un leadership congolais engagé. Économiste formé à l’Université de Kinshasa, il a bâti un solide parcours entrepreneurial. Après avoir fondé Trade Service en 2001, un cabinet de conseil et d’accompagnement fiscal, il crée ensuite SSM, un laboratoire de haute technologie dédié à l’industrie minière.
Depuis la libéralisation du secteur de l’électricité en 2014, Eric Monga s’impose comme l’une des voix les plus influentes dans le domaine de l’énergie en RDC. Président provincial de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) au Katanga, il est également vice-président national chargé de l’Énergie et président du Comité national de l’énergie. Il est également fondateur de la Conférence nationale sur l’énergie en RDC.
À l’international, il participe régulièrement à des forums majeurs tels que Africa CEO Forum, Mining Indaba ou la Clinton Global Initiative. Il préside aujourd’hui le Conseil d’administration d’ECOBANK RDC et celui du Haut Conseil des Affaires de la CEEAC, confirmant son rôle de figure incontournable dans le secteur privé congolais.
Une entreprise en quête de synergies stratégiques
Fidèle à sa mission, Kipay Energy reste ouverte à des partenariats nationaux et internationaux pour renforcer sa capacité d’action. La société cherche à collaborer avec des investisseurs, développeurs de projets, institutions de financement du développement ou encore des ONG techniques, qui partagent sa vision d’un avenir électrifié, durable et inclusif pour la RDC.
Kipay Energy incarne le visage d’un secteur privé congolais qui se veut innovant, responsable et résilient. En mettant l’énergie renouvelable au service du développement, en valorisant les talents locaux et en appelant à des partenariats, l’entreprise d’Eric Monga trace une voie prometteuse vers un avenir énergétique souverain pour la RDC.
Dorcas Mwavita/CongoProfond.net
Hydrocarbures
Flambée du prix du carburant à Beni : Les transporteurs augmentent le coût des trajets
Une hausse brutale du prix du carburant est observée depuis plusieurs jours dans la ville de Beni, au Nord-Kivu. Le litre, qui se vendait encore autour de 3 200 francs congolais, est désormais écoulé entre 5 000 et 7 000 francs dans plusieurs stations-service et points de vente informels de la ville.
Face à cette situation, la division provinciale de l’économie du Nord-Kivu a mis en garde les opérateurs économiques du secteur pétrolier. Selon cette division, aucune raison objective ne justifie pour l’instant cette hausse du prix du carburant sur le marché local. Les autorités précisent en effet que les stocks disponibles dans les villes de Beni, Butembo et au poste frontalier de Kasindi restent suffisants pour alimenter normalement le marché.
Malgré ces avertissements, les prix restent élevés sur le terrain, provoquant déjà des répercussions dans plusieurs secteurs, notamment celui du transport. Les transporteurs, fortement dépendants du carburant pour leurs activités, disent subir de plein fouet cette augmentation et cherchent des solutions pour limiter les pertes.
Réunis pour analyser la situation, les membres de l’association des transporteurs de Beni ont décidé d’ajuster les tarifs des voyages longue distance. Selon Dieume Mutumwa, secrétaire de cette association, cette décision est une mesure d’adaptation face à la hausse du prix à la pompe.
« Nous venons de terminer une réunion, parce que l’objet de la réunion était d’analyser la situation dans notre secteur de transport, vu la hausse du prix du carburant à la pompe. Ça fait presque une semaine que nous achetions le litre à 3 200 francs congolais, mais aujourd’hui ça se vend entre 5 000 et 7 000 francs dans la ville et dans les milieux voisins de Beni », explique-t-il.
Face à cette flambée, les transporteurs ont décidé d’augmenter le prix de certains trajets afin de continuer à assurer leurs activités. « Nous avons jugé bon de voir comment nous adapter à cette situation. Nous avons trouvé nécessaire d’augmenter de 10 dollars tous les longs trajets. Par exemple, pour aller à Goma, il faudra désormais payer 60 dollars au lieu de 50 dollars comme avant », précise Dieume Mutumwa.
La même mesure s’applique également à d’autres destinations importantes de la région. « Pour aller à Bunia, où on payait 50 dollars, on sera aussi obligé de payer 60 dollars. Les 10 dollars supplémentaires doivent nous permettre d’acheter le carburant mais aussi de payer les taxes imposées par les services de l’État sur les routes », ajoute-t-il.
Le secrétaire de l’association souligne également que les transporteurs font face à d’autres difficultés qui aggravent la situation. « Comme vous le savez, nous sommes aussi victimes de plusieurs tracasseries sur plusieurs axes routiers, surtout sur la route Beni-Bunia et Beni-Kisangani », déplore-t-il.
Cette hausse du carburant risque ainsi d’avoir un effet en chaîne sur le coût de la vie dans la région, notamment sur les prix du transport et des marchandises, dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans l’est de la République démocratique du Congo.
Franck Kaky/CONGO PROFOND.NET
