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Zoom sur Françoise Sedogo, maquilleuse professionnelle de cinéma

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Voilà un métier qui fait rêver et où l’on est sûr de ne jamais s’ennuyer ! Mais attention, le monde du maquillage artistique est fascinant mais aussi très compétitif. En effet les débouchés sont peu nombreux et le maquilleur a souvent le statut d’intermittent du spectacle.

CONGOPROFOND.NET est allé à la rencontre de la Burkinabé Françoise Sedogo qui explique les contours de sa passion. Entretien.

CONGOPROFOND.NET : Voudriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Françoise Senogo : Je m’appelle Bouitoenewende Françoise Sedogo Franca Sedogo. J’ai 35 ans et je suis maquilleuse professionnelle de cinéma, actrice et formatrice en maquillage cinéma, beauté, artistique et effets spéciaux.

J’ai commencé par le jeu d’acteur en 2008 et dans la même année, je me suis intéressée au maquillage cinéma, car c’est une passion depuis ma tendre enfance.

Quelle est l’origine cette passion ?

J’ai toujours rêvé d’être cinéaste depuis toute petite, et quand l’occasion s’est présentée, je l’ai saisie sans hésitation.

Quelles sont vos réussites et trophées?

Je suis devenue chef maquilleuse depuis 2013 et depuis lors j’enchaîne les plateaux de tournage.

En 2018, j’ai reçu le trophée de la femme battante cinéaste à Africa Mousso.

En 2019, j’ai reçu le trophée spécial de la maquilleuse professionnelle d’Afrique à Yaoundé. Dans la même année, j’ai reçu le trophée de la maquilleuse professionnelle de l’année aux 12 PCA.

En 2020, j’ai reçu le trophée de la maquilleuse professionnelle des stars à la « Nuit des Stars ». En début 2021, j’ai reçu le trophée de la femme battante à la « Nuit des Poug Gandaogo ».

En mai 2021, j’ai reçu le trophée de la femme battante cinéaste de l’année au « Burkina Mousso awards ». Ces trophées me motivent à aller de l’avant.

Quelles sont difficultés que vous rencontrez dans votre profession ?

En Afrique ici, on paye mal les maquilleuses. On nous considère moins sur les plateaux de tournages. Souvent on ne nous donne pas assez de temps pour parfaire notre raccord maquillage.
Même au Fespaco on n’est pas primé.

Comment êtes-vous considérée au sein de la communauté en tant que femme qui exerce un métier qui vous met en contact avec plusieurs personnes ?

Hum ce n’est pas simple. Beaucoup de personnes nous collent des étiquettes de femmes légères, mais ce n’est pas du tout le cas. C’est juste parce qu’on est exposé. Moi, je suis toujours célibataire ! (Rire)

Vos projets d’avenir ?

Mon projet c’est d’assurer la relève en Afrique. Je rêve de voir les jeunes filles exercer mon métier avec passion.

Qu’est-ce ce que vous pouvez conseiller aux jeunes filles qui veulent faire ce métier ?

Le conseil que je peux donner aux jeunes filles qui veulent faire ce métier, c’est de travailler avec passion. On ne devient pas maquilleuse parce qu’on a raté sa vie. On devient maquilleuse par ce qu’on aime ce métier. Et si tu aimes ce que tu fais tu vas forcément exceller.
Je vous remercie pour votre soutien.
Merci infiniment pour tout.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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