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Volker Türk contre le rétablissement de la peine de mort en RDC

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La visite du Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme est survenue quelques semaines après la décision des autorités congolaises de lever le moratoire sur la peine de mort. Volker Turk a bien précisé que les Nations unies s’y opposaient.

« Je suis préoccupé par la récente décision du gouvernement de lever le moratoire sur l’application de la peine de mort. Les Nations Unies sont claires à ce sujet. La peine de mort devrait être abolie partout dans le monde.« , a-t- il dit. l Le 15 mars, le gouvernement a annoncé sa décision de lever le moratoire sur l’exécution de la peine de mort qui était en vigueur depuis plus de 20 ans dans le pays. Il expliquait que cette mesure ciblait les militaires accusés de trahison, alors que la province du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, est en proie à la rébellion du M23 (« Mouvement du 23 mars ») qui, soutenue par l’armée rwandaise, occupe de larges pans de territoire.

Elle vise aussi les auteurs de « banditisme urbain ayant entraîné mort d’homme », ajoutait-il. Cette décision a aussitôt été vivement critiquée par les organisations de défense des droits humains.

Rappelons que lors de sa rencontre avec la société civile
Au cours de sa mission, le Haut-commissaire a échangé avec des défenseurs des droits humains et une délégation de partis politiques de l’opposition. Avant de quitter Kinshasa, il a rencontré la nouvelle Première ministre Judith Suminwa et a été reçu par le président Félix Tshisekedi.

Elyane Mukuna/ Congo profond. Net

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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