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Voirie urbaine : Camp Luka et Selembao saluent les travaux de l’avenue Landu
Selon l’Agence Congolaise de Presse qui en fait le constat, les travaux de construction de l’avenue Landu, long de 6,06 kilomètres sur une largeur de 10 mètres, avancent à pas de géant.
« Les caniveaux sont déjà construits et ils couvrent plus de la moitié de l’axe routier reliant le quartier camp Luka dans la commune de Ngaliema à l’avenue de la Libération (ex 24 novembre) dans la commune de Selembao, à la grande satisfaction de la population riveraine et plusieurs passants qui ne se s’empêchent pas de s’arrêter sur le chantier pour admirer une nouvelle route qui va épargner des détours et dépenses de transport pour se rendre à la commune de Ngaliema ou Kintambo », a déclaré l’ingénieur Timo Seleto de l’Entreprise Aron Sefu (EAS).
Avant d’ajouter : « N’eussent été les pluies qui freinent l’élan de travail, on serait déjà très avancés. La construction des ouvrages d’assainissement va se terminer dans un bref délai de 30 jours ».
Explicitant la démarche poursuivie, Timo Seleto a indiqué que le tronçon routier de l’avenue Landu se trouve au quartier Lubudi dans commune de Selembao. Il devra faire jonction avec le quartier camp Luka à Ngaliema, à partir de la rivière Makelele où le pont Lubudi, long de 100 mètres sur une largeur de 10 mètres, est à l’étape de finition. « Ce pont sera opérationnel dans plus ou moins un mois », a-t-il insisté.
« De l’autre côté du pont Lubudi se trouve l’avenue Louis qui va également relier à une autre avenue appelée Mahenga. Celle-ci mène jusqu’au cimetière de Kintambo après la traversée de deux autres ouvrages de franchissement qui sont Maluku et Sakombi », a précisé le technicien.
Selon l’Agence Congolaise de Presse, les notables des communes concernées affichent leur satisfaction. « La jonction des avenues Louis et Landu à partir du pont Lubudi va complètement désenclaver le quartier Camp Luka longtemps resté inaccessible par les véhicules, faute d’asphaltage. Elle va également résoudre en partie l’épineux problème des embouteillages sur les avenues Kasa-Vubu et ex-24 novembre », ont-ils dit.
Les travaux de construction des infrastructures visant le désenclavement du quartier Camp Luka dans la municipalité de Ngaliema ont été lancés au mois de mai 2022 par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour une durée de 6 mois, rappelle-t-on.
Avec l’ACP.
Journal L’Horizon
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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute
La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.
Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée
Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.
Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».
La question sensible des violences
L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.
Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».
Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.
Une gestion “familiale” de la situation ?
Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.
Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.
Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.
Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.
Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
