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Vision retrouvée : La campagne Albassar–Asepedec transforme le quotidien de milliers de Congolais
À la Clinique Ngaliema, l’espoir a illuminé le regard de milliers de personnes. Lancée le 24 novembre 2025, la campagne médico-humanitaire organisée par la Fondation Albassar International, en partenariat avec l’association caritative Asepedec, s’est achevée ce dimanche 30 novembre. Durant une semaine, cette initiative de grande portée a offert des soins chirurgicaux et des consultations entièrement gratuites à une population venue massivement.
Plus de 3.000 patients souffrant de cataracte ont été enregistrés. Grâce au déploiement d’équipes médicales hautement spécialisées et à un rythme soutenu, près de 100 opérations ont été réalisées chaque jour, permettant à des centaines de personnes de retrouver progressivement la vue, parfois après plusieurs années de déficience visuelle.
Pour les cas ne nécessitant pas d’intervention chirurgicale, les bénéficiaires ont reçu des consultations gratuites, suivies de la remise de lunettes correctrices. Un geste de solidarité particulièrement salué par les patients, dont beaucoup n’avaient jamais eu accès à un suivi ophtalmologique.
Les responsables de la mission ont annoncé que l’équipe médicale revient le 5 janvier 2026 pour assurer le suivi post-opératoire et poursuivre les opérations, compte tenu du nombre élevé de patients encore en attente.
Placée sous la supervision du Ministère d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, la campagne a bénéficié d’un encadrement institutionnel rigoureux. Présente tout au long de l’opération, la conseillère chargée de l’action sociale, de la santé communautaire et de la résilience humanitaire au cabinet de la Ministre d’État, le Dr Antoinette M’BUY MULIEL, a souligné que cette initiative s’inscrit parfaitement dans la vision du Chef de l’État en matière de couverture santé universelle. Elle a salué une action empreinte de compassion, de professionnalisme et d’engagement humanitaire.
Du côté des patients, l’émotion a souvent pris le dessus. En lingala, plusieurs bénéficiaires ont exprimé leur profonde gratitude envers la Fondation Albassar International, l’Asepedec, l’ensemble du personnel médical et le Président de la République pour avoir rendu possible cette campagne qui change véritablement des vies, surtout pour les plus vulnérables.
Notons que cette opération médico-humanitaire a été conjointement supervisée par les Ministères de la Santé publique, Hygiène et Prévention et celui des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale, garantissant la coordination et la qualité des activités menées.
Avec des milliers de vies améliorées et de nouveaux horizons ouverts, cette campagne marque une avancée notable dans l’accès aux soins spécialisés pour les populations fragilisées. Le retour annoncé des équipes en janvier 2026 laisse entrevoir une nouvelle vague d’espoir pour les nombreux patients encore en attente de retrouver la vue.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
