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Société

Violences Basées sur le Genre: Denise Nyakeru Tshisekedi et Dr Natalia Kanem ont fait le point à Kinshasa

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En visite officielle en République Démocratique du Congo, la Directrice Exécutive de l’UNFPA, Dr Natalia Kanem, a eu une séance de travail avec la Distinguée Première Dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, en sa qualité de Présidente de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi, qui milite pour la valorisation de la situation de la femme en RDC.

Au cours de ce déjeuner de travail offert par le Bureau du Conjoint du Chef de l’Etat, la Directrice Exécutif de UNFPA, hôte de la Première Dame, a saisi l’occasion pour féliciter la Première Dame dans son combat pour l’amélioration de la condition de la femme en République Démocratique du Congo, son plaidoyer sur la participation des femmes, et son engagement dans la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

« La meilleure façon de s’attaquer au problème de la prévention et de la réponse aux VBG est de renforcer cet agenda au niveau continental à travers le plan stratégique de l’OAFLAD (Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement) et en utilisant l’opportunité d’avoir la RDC à la présidence de l’Union africaine », a martelé madame Natalia Kanem.

La Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi a présenté, de manière globale, la vision de la Première Dame qui se décline en 4 axes et les actions conjointes menées avec le Fonds des Nations Unies pour la Population à travers la République.

La directrice Exécutive a réaffirmé la volonté de l’organisation de continuer à travailler avec la Fondation DNT pour renforcer les efforts visant à résoudre le problème des VBG et de la santé maternelle dans le pays, avec un accent particulier sur les adolescents et les filles. Etant donné que le Président de la République a promis de lancer cette année, la campagne nationale pour mettre fin aux violences basées sur le genre.

L’UNFPA s’engage à accompagner cette initiative afin de mettre fin aux VBG.

La Première Dame s’est dite satisfaite de ce partenariat qui est parti pour durer longtemps. « Les défis sont énormes et le pays est grand. Pour ma part, je vais continuer à faire mon plaidoyer au niveau du gouvernement par rapport aux ressources qu’il doit mettre en place pour ces questions de violence basée sur le genre. J’espère sur l’implication et l’accompagnement de l’UNFPA. Mon souhait est d’effectuer des descentes dans les différentes provinces du pays. », a-t-elle fait savoir.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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