Société
« Village de la femme 11 » : Judith Suminwa encourage les entrepreneures congolaises à faire preuve de résilience face à l’agression rwandaise
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a exprimé son soutien aux entrepreneures congolaises lors de la 11e édition du «Village de la femme», qui s’est tenue ce samedi 8 mars au chapiteau du Pullman Hôtel.

Consciente de la situation sécuritaire particulièrement difficile dans l’Est du pays, Judith Suminwa a salué le courage et la résilience des femmes congolaises qui, malgré l’agression du Rwanda et de ses supplétifs du M23/AFC, continuent de s’impliquer activement dans différents secteurs d’activité.
«… Mais n’oublions pas ce qui se passe à l’Est : notre intégrité territoriale est violée, les femmes souffrent et subissent des violences. En venant ici, je tiens à montrer que, en RDC, les femmes se lèvent et font preuve de résilience. Elles sont présentes dans l’entrepreneuriat, l’agriculture, la transformation, et certaines produisent même du café du Nord-Kivu. Malgré les difficultés, elles sont des battantes », a-t-elle déclaré.

La cheffe du gouvernement a encouragé les entrepreneures à persévérer dans leur lutte et a rassuré que le gouvernement œuvre pour les soutenir financièrement et faciliter leur intégration dans le secteur formel.
« N’abandonnez pas, continuez à vous battre. Le gouvernement met en place un cadre normatif pour favoriser l’entrepreneuriat féminin et veille à ce que le système financier soutienne ces femmes », a-t-elle exhorté.

Le «Village de la femme» est un forum qui met en lumière les capacités et le potentiel des femmes congolaises à travers leurs diverses initiatives. L’événement de cette année avait pour objectif de promouvoir l’entrepreneuriat féminin.
Exaucé Kaya/ CONGOPROFOND.NET
Société
Kananga : 4 enfants de moins de 13 ans échappent de justesse à un drame à la rivière Nganza
Une sortie de pêche artisanale tourne au drame évité de justesse dans un contexte d’alerte sur la sécurité des enfants. À Kananga, quatre enfants âgés de moins de 13 ans frôlent la mort ce lundi 20 avril 2026 à la rivière Nganza, à la suite d’une sortie de pêche artisanale qui a failli virer au drame.
Une habitude dangereuse malgré les avertissements
D’après les constatations de CONGOPROFONT.NET, ces enfants se réveillent tôt dans la matinée avec l’intention d’aller pratiquer la pêche artisanale à l’aide d’une vieille moustiquaire utilisée comme filet improvisé. Une pratique risquée, devenue presque habituelle pour ces mineurs livrés à eux-mêmes dans ce secteur de la ville.
Ils ne sont pas à leur première tentative. Des sources locales rappellent qu’un drame similaire s’est déjà produit le mois passé, lorsqu’un de leurs camarades a perdu la vie par noyade lors d’une inondation des eaux de la rivière Nganza. Malgré ce précédent douloureux, les enfants continuent à fréquenter les abords de la rivière sans réelle surveillance.
Une matinée qui bascule en quelques minutes

Vers 10 heures, alors que la population de Kananga est concentrée sur l’arrivée de la ministre du Genre ainsi que celle de l’Intérieur en séjour dans la ville, les enfants se trouvent déjà au bord de la rivière. Ils ont réussi à attraper quelques petits poissons qu’ils gardent dans un sachet. Mais la situation change brusquement lorsqu’un serpent se retrouve pris accidentellement dans leur moustiquaire immergée dans l’eau.
Pris de panique, les enfants lâchent immédiatement leur filet, qui est emporté par le courant. La scène provoque une grande frayeur parmi les enfants, qui tentent de s’éloigner rapidement du point d’eau.
Un drame évité de justesse
Heureusement, le reptile n’a pas eu le temps de mordre les enfants. Dans la confusion, le plus jeune du groupe parvient à se dégager et à regagner la rive grâce à sa souplesse et à quelques notions de natation, selon des témoins présents sur les lieux. Les autres enfants s’en sortent également sans blessure, mais tous restent profondément choqués par l’incident.
Un signal d’alerte pour les familles et les autorités
Cet événement met en lumière les risques auxquels sont exposés les enfants qui fréquentent les rivières sans encadrement. Plusieurs habitants estiment que le manque de surveillance parentale et l’absence d’activités encadrées contribuent à ces situations répétées.
Des voix locales appellent les autorités et les services de protection de l’enfance à renforcer la sensibilisation dans les quartiers riverains afin d’éviter qu’un nouveau drame ne se produise à la rivière Nganza.
Si l’incident n’a pas fait de victimes, il met néanmoins en évidence une réalité préoccupante, celle d’enfants qui continuent de s’exposer à des dangers réels dans des zones non sécurisées, où la moindre imprudence peut rapidement devenir tragique.
Mike Tyson Mukendi
