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Uvira: une députée met fin au transport des cadavres par moto !

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Les habitants de plusieurs territoires de la province du Sud-Kivu continuent de porter les cadavres de leurs proches sur des velos, motos ou encore sur des chaises ! Les causes sont, notamment, la pauvreté à outrance et aussi l’absence des moyens de transport automobile.

Face à cette situation, la députée provinciale Furahisha Mukuhano a décidé de doter un véhicule à ces habitants moyens pour leur eviter ce calvaire.

« Il s’agit d’un véhicule de marque Fuso d’une capacité de 180 personnes pour alléger leur souffrance physique dans l’exercice de leurs travaux champêtres qui exigent assez d’énergie, mais aussi de deux vanettes. Une vanette pour aider les malades à se rendre aux structures médico-sanitaires et lors de leur sortie. Elle servira également de transport aller-retour aux parturientes (accouchées), et une autre vanette pour couvrir les activités funéraires. D’ores et déjà, il n’est plus question de transporter le corps sur des vélos, motos ou aux mains par des individus », précise la députée Furahisha.

A cela s’ajoute les difficultés auxquelles font face les cultivateurs d’Uvira depuis plusieurs années, notamment l’insécurité à outrance ou encore le ramassage des armes dans leurs champs.

En finir avec le pourrissement des produits vivriers 

Le problème persistant d’écoulement des produits champêtres au marché persiste dans cette partie de la République, pourtant un des poumons agricoles de la province du Sud-Kivu.

Les cultivateurs constatent régulièrement, la mort dans l’âme, le pourrissement de leurs produits dans les champs sans être évacués pour la vente et la consommation.

« La population d’Uvira, plus particulièrement les femmes cultivatrices font face au problème de mobilité aux fins de se rendre à leurs champs de Kawizi et d’autres villages éloignés. Vous êtes sans ignorer que le développement implique l’apport des solutions concrètes aux multiples problèmes de sa base dont le transport en fait partie. C’est dans cette optique, soucieuse des conditions de travail de ces cultivateurs et cultivatrices, nous venons de leur doter de ces véhicules », a dit à CONGOPROFOND.NET la députée Furahisha Mukuyano Philad.

Notons que cette partie de la province assistée fait partie des coins à problèmes. Il y a à peine deux semaines, des femmes ont ramassé 2 armes et 5 chargeurs mais aussi d’autres effets de guerre.

Shukuru Ntwali /CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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