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UPN : après 2 jours de vive tension, le comité de gestion suspendu !
A la suite des manifestations sanglantes qui ont troublé la quiétude à l’Université pédagogique nationale (UPN), le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Steve Mbikayi, a décidé de suspendre, ce mardi 12 février, le comité de gestion de cette institution d’enseignement universitaire. Ce, précise-t-il, jusqu’a nouvel ordre.
D’ores et déjà, annonce le ministre, une commission d’enquête est mise en place pour faire la lumière sur cette situation.
Il convient de souligner que des membres du corps scientifique manifestaient pour exiger le paiement de plus de trois mois d’arriérés de salaire.
Des enseignants dispersés mardi à coup des gaz lacrymogènes, 1 blessé grave
C’est une atmosphère tendue qui a régné à l’Université pédagogique nationale (UPN).
Des accrochages ont opposé ce mardi, les enseignants à un groupe de « brigadiers universitaires », avant l’intervention de la police à coups de gaz lacrymogène.
Ces enseignants , indique-t-on, exigent le départ « immédiat » du comité de gestion pour megestion et réclament aussi le paiement de neuf mois de prime de transport.
Le comité, selon les manifestants, s’illustrait plutôt par des sanctions et suspensions injustifiées à l’endroit des scientifiques qui réclamaient leurs droits.
Ils veulent aussi le paiement de la prime interne appelée frais de transport parce que ça fait neuf mois qu’elle n’est pas été payée.
Les manifestations pacifiques ont commencé lundi.
» Mais le comité de gestion a fait appel aux « kulunas » composés des étudiants qui ont agressé les scientifiques. Un collègue assistant est d’ailleurs blessé, nous l’avons dépêché à l’hôpital. La police a jeté le gaz lacrymogène au sein de l’université », indique un assistant qui a requis l’anonymat
Il convient de souligner que Steve Mbikayi, ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, s’est rendu ce même mardi à l’UPN, selon la même source.
Notons que durant deux jours, les activités académiques sont restées paralysées dans cette institution universitaire.
Elsyno/CONGOPROFOND.NET
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
