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Université Simon Kimbangu : La faculté de Médecine réouverte

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La faculté de médecine de l’Université Simon Kimbangu (USK), fermée en septembre 2021 par décision du Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Mohindo Nzangi Butondo, vient d’obtenir du Gouvernement de la République, sa réouverture et ce, par suite de la signature d’un nouvel Arrêté ministériel en date du 29 novembre 2022.

C’est le principal message transmis le lundi 05 décembre 2022, par le Recteur de cette grande institution d’enseignement supérieur et universitaire, le professeur Blaise Muya Mayoyi Musangu, au cours d’une conférence de presse organisée au siège de cette université sur l’avenue Bongolo, à Kinshasa-Kalamu.

Hormis les chevaliers de la plume et du micro, plusieurs personnalités, membres du comité de gestion de l’USK, doyens des facultés, professeurs, personnel administratif, technique et ouvrier, ainsi que les membres de la coordination estudiantine, ont pris part à cet échange.

 » C’est un réel et ardent plaisir pour moi, de vous accueillir en ce jour de lundi 5 décembre 2022, jour historique, jour événementiel, jour d’allégresse, plein de prouesses et jour ravissant, dans les enceintes de notre Alma Mater, je cite : Université Simon Kimbangu », déclare le Professeur Recteur Blaise Muya Mayoyi Musangu, dans la partie introductive de son allocution.

Aussi, après avoir remercié sincèrement le Grand Chancelier des Universités kimbanguistes, Papa Simon Kimbangu Kiangani, pour ses initiatives combien louables pour l’émergence adéquate de l’USK de Kinshasa, il a précisé que :  » En effet, depuis le vendredi 02 décembre 2022, le comité de gestion de l’Université Simon Kimbangu, à travers ma modeste personne, a reçu notification de l’Arrêté Ministériel de l’Enseignement Supérieur et Universitaire datée du 29 novembre 2022 portant réouverture de la filière de Médecine au sein de notre Alma Mater « .

Disons à ce propos que c’est à travers sa notification référencée MINESU/SG/160/01/1986/2022 du 02 décembre 2022, adressée à monsieur le Recteur de l’Université Simon Kimbangu, que le Secrétaire Général à l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Delly Ndibu Kapuku, a transmis cette information en ces termes :  » J’ai l’honneur de vous informer que, conformément à l’Arrêté Ministériel N°534/MINESU/CAB.MIN/MNB/MM/2022 du 29 novembre 2022 de Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, la filière de Médecine est ouverte à l’Université Simon Kimbangu de Kinshasa « USK » en sigle ».

A en croire le professeur Recteur de l’USK, la fermeture de cette filière n’était pas liée au problème de la qualité de l’enseignement, mais plutôt à un dysfonctionnement en son sein.

 » Un certain nombre de reproches avait motivé la décision du ministre de l’ESU dont le dysfonctionnement dans l’administration de la filière Médecine « , a-t-il souligné.

Aussi, a-t-il poursuivi : « Sans se lasser, le comité de gestion a déployé l’inlassables efforts dans l’amélioration de la qualité des enseignements au sein de notre Alma Mater. Particulièrement la normalisation du fonctionnement de sa filière de Médecine ».

Soulignons que dans le cadre de cette normalisation, un réaménagement a été opéré à la tête de cette filière par le comité de gestion, avec la nomination d’un nouveau Doyen, professeur de son état, assisté par deux vice-doyens chargés respectivement de l’Enseignement et de la Recherche, qui sont également des professeurs médecins. L’un d’eux est ophtalmologue.

Un autre élément qui s’ajoute à cette normalisation, est la convention-cadre de collaboration entre l’USK et l’hôpital kimbanguiste de Kinshasa-Kimbanseke.

Au terme de cette convention, désormais cette grande formation médicale servira de clinique universitaire pour l’encadrement, la pratique et le suivi des étudiants et stagiaires de la faculté de médecine de l’USK.

Cependant, le professeur Recteur a attiré l’attention de ses collaborateurs, notamment le Secrétaire Général Académique, le professeur Mana Mbumba, pour ne pas se laisser emporter par le triomphalisme, plutôt que d’être très regardant dans l’avenir.

 » Il convient de vous rappeler que, les reproches formulés par l’autorité de tutelle, les argumentaires ou les motivations de sa décision de fermeture n’étaient pas du tout égarés. Considérant fondées les remarques pertinentes et qu’en ce jour, nous festoyons, tenez bon, nous devons être très regardants dans tout ce que nous faisons sur le plan administratif et scientifique pour éviter une autre morsure « , a dit le Recteur.

C’est ici le lieu, pour la rédaction de CONGOPROFOND.NET d’indiquer que l’article 3 de l’Arrêté portant réouverture stipule que :  » Lorsque les conditions requises pour l’organisation de la filière susvisée ne sont plus réunies par l’Etablissement, l’Autorité de Tutelle peut encore lui retirer l’autorisation ».

Soulignons que cette nouvelle de la réouverture de la filière de Médecine a été accueillie avec grande joie par toute la communauté estudiantine de l’Université Simon Kimbangu (USK).

Pour rappel, le 18 septembre 2021, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Mohindo Nzangi Butondo, à l’issue des travaux des états généraux de l’Enseignement Supérieur et Universitaire tenus à Lubumbashi, avait décidé de fermer plusieurs facultés de Médecine qui ne remplissaient pas les conditions requises, dont celle de l’Université Simon Kimbangu de Kinshasa.

Néanmoins, à l’issue d’un contrôle rigoureux effectué en novembre dernier par les équipes du Ministère de l’ESU à l’USK, il a été conclu que cette dernière se conforme aux instructions du Ministère de l’ESU et de l’Ordre des Médecins.

En dehors de la réouverture de la filière de Médecine, le Recteur a aussi annoncé l’ouverture, dès l’année académique 2022-2023, de la Faculté de Santé publique, qui s’ajoute à celles déjà opérationnelles, notamment : les facultés de Droit, Sciences économiques et des Gestions, Sciences agronomiques, Environnement et Développement durable, Sciences informatiques, Sciences Sociales, Administratives et Politiques et la faculté de Théologie.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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