Connect with us

À la Une

RDC : Le tandem Kabampele-Kuvukinina déterminés à remettre la Fikin sur les rails

Published

on

Les nouveaux membres du Conseil d’administration et de la direction générale de la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), récemment nommés par ordonnance présidentielle, sont entrés en fonction, lundi 6 décembre 2022, à l’issue de la cérémonie de remise et reprise avec l’équipe sortante.

«Ensemble, mains dans la main, nous allons travailler dur avec les autres membres du comité de gestion, pour mériter davantage la confiance que le chef de l’Etat a placée en nous, et améliorer l’image de marque de l’entreprise que nous allons gérer», a déclaré Didier Kabampele, Directeur général (DG) de la FIKIN, qui s’est réservé de faire de grandes promesses à ce stade. «Nous venons d’arriver, laissez-nous d’abord faire l’état des lieux, à l’issue duquel nous pourrons annoncer le diagnostic fait et la thérapie à administrer pour relever l’entreprise», a promis le nouveau DG. De toutes les façons, a-t-il martelé, tendant la main à tout le personnel, «Je nous invite à construire des ponts et non à ériger des murs entre nous. Les ponts vont créer des passerelles et ça va faciliter le travail. Mais lorsque nous érigeons des murs, cela ne permettra pas au nouveau comité de faire son travail».

Revisiter les contrats signés

Pour sa part le nouveau DGA, Dr Serge Kuvukinina Lunda, a dévoilé la détermination du comité dont il fait partie de faire renaître la Fikin de ses cendres.  » Par ses expositions, elle devra présenter les richesses de notre pays et la diversité de notre économie pour le bonheur du peuple Congolais, en général, et des Kinois, en particulier ! », a-t-il indiqué.

Médecin de formation, le DGA Kuvukinina a fait savoir qu’il était inacceptable que les gens vivent dans la promiscuité et l’insalubrité actuelles sur ce site.  » Nous allons revisiter tous les contrats et accords liés à la Fikin pour voir ce qui ne va pas dans le sens des objectifs premiers de cette société afin que les choses puissent fonctionner correctement dans le respect des textes qui régissent cet établissement public à caractère commercial… », a-t-il conclu.

Le nouveau comité a été nommé, aux termes d’une série d’ordonnances lues à la RTNC le 15 novembre dernier, portant nomination des mandataires publics dans des établissements et entreprises publiques. A la FIKIN, Frédéric Katasi Kiala a été nommé président du Conseil d’administration, Didier Kabampele Ngabul DG, secondé par le DGA Serge Kuvukinina Lunda, rappelle-t-on.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

Published

on

Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading