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Université du Kwango : Une pétition pour faire partir le prof. abbé Akenda !

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Les agents de l’université du Kwango ne veulent plus de leur recteur, le prof abbé Akenda Kapumba. Ils ont saisi plusieurs autorités et demandent son renvoi.

Dans une pétition initiée le 15 juillet et adressée au ministre de l’ESU (Enseignement supérieur et universitaire), le Collectif du personnel académique, scientifique, technique et ouvrier s’insurge contre son mode de gestion et sollicite une enquête urgente [sur la gestion de l’université, NDLR], « à l’issue de laquelle des décisions objectives doivent être prises pour sauver la vie de cette institution ».

Pour convaincre le ministre, le Collectif énumère un nombre de griefs à charge de l’abbé Akenda Kapumba. Des fautes étalées sur plusieurs chapitres en huit pages. Les pétitionnaires accusent notamment le recteur de megestion, des détournements des sommes d’argent et de matériels de l’université, de l’exposition de l’institution à des sanctions administratives, et même de fermeture.

Un signataire qui a requis l’anonymat assure que prof Akenda Kapumba dirige l’Université du Kwango de manière à faire compromettre son avenir et ainsi obtenir sa fermeture.

44 signatures ont été récoltées en quelques heures. Des agents et cadres de l’administration de cette université, déterminés à faire partir le jésuite.

Selon Lupsain Mukanza, secrétaire du département et l’un des initiateurs de la pétition contre le recteur, Akenda ne mérite pas la confiance d’un seul agent, au regard de tous les actes de sabotage posés contre l’institution qu’il dirige.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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