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RDC/JUDO : « On connait mieux les auteurs du conflit à présent ! » (Tribune de Vicky Djenga, analyste sportif )
Le Président et le Secrétaire général de la Fédération congolaise de judo ruinent tous les efforts et insultent le Gouvernement !
C’est depuis près de 4 ans que le Judo congolais vit des moments de turbulence. Cela, à cause d’une guerre qui s’est déclarée dans les différents états-majors qui concourraient aux élections de novembre 2020. Plusieurs voix s’étaient levées alors pour chercher un consensus ou une quelconque piste de sortie. Mais aucune solution n’a été trouvée.
En février 2022, l’actuel ministre des Sports et Loisirs, Serge Nkonde, a pris une initiative qui apparaitra dès alors comme la solution magique : mettre ensemble toutes les tendances opposées et créer une coordination chargée de la mission d’amender les statuts et d’organiser les élections du comité exécutif de la fédération nationale congolaise de judo.
Cette démarche acceptée par tous devait naturellement passer par la prise des arrêtés ministériels et la nomination d’une personnalité consensuelle du monde du judo à la tête de cette coordination. C’est ainsi que le nom de Nicolas Lianza fut proposé.

L’homme est un judoka lui-même et considéré comme un mécène dans cette discipline.
La culture interminable du conflit…
Alors qu’on s’attendait à vivre une accalmie dans ce sport, le président et le Secrétaire Général de cette fédération _visiblement appuyés par certains dirigeants du comité olympique congolais_ viennent de jeter l’huile au feu : ils contestent l’action du ministre des Sports, les arrêtés ministériels et la personne choisie pour diriger les deux tendances en conflit au sein de la coordination.
Poussés par un vent que l’on sait bien qualifier, les deux correspondants vont jusqu’à dénoncer un abus d’autorité du ministre, alors que c’est le conseil des ministres qui avait décidé, en septembre 2021, de la mise en place d’une coordination dans toutes les fédérations à conflit. Bobo Mbongo et Pierre Mangili, puisqu’il s’agit d’eux, vont même chercher une solution qui tromperait tout le monde : la médiation du Comité Olympique Congolais, une boîte dans laquelle ils ont des alliés.

Nico Lianza , coordonnateur du Judo congolais
Cette stratégie, qui reprend pratiquement l’esprit de l’arrêté ministériel, mettra les belligérants sous le contrôle d’un membre du comité olympique. Un vrai jeu des dupes!
Les deux correspondants continueraient ainsi à diriger la fédération sous le contrôle de leurs parrains du Comité Olympique Congolais qui n’a jusqu’alors eu aucun regard sur les autres conflits dans le monde des sports.
Le judo semble être une bonne proie surtout à l’approche des jeux congolais, africains et de la francophonie.
Une guerre politique ?
Le Judo, une discipline très populaire en RDC, va encore vivre des moments de misère à cause de ces deux dirigeants qui visent sans nul doute leurs intérêts propres au point d’insulter le Gouvernement de la République et l’accuser d’immixtion.
Certains analystes vont jusqu’à parler de politique dans cette affaire : le judo ayant toujours été sous le contrôle de l’ancien régime, les deux membres et leurs mentors du comité olympique ne veulent pas voir le contrôle de cette grande fédération échapper à leur tendance politique. On reconnait dans l’actuel comité de la fédération le tristement célèbre «Chaleur NDIBU», homme de main de certains caciques du PPRD.