Actualité
UNIK: Abbé Akenda courbe l’échine !
Le recteur de l’Université du Kwango, abbé Akenda Kapumba Jean-Chrisostome, n’a pu tenir devant la pression des révolutionnaires de Kenge. Après avoir été notifié de la pétition d’un nombre des agents et cadres de l’Unik par le Tribunal de Grande Instance de Kenge et le scellé de son bureau par des inconnus, le prof Akenda serait entrain de déposer sa démission, au motif qu' »il ne peut pas continuer à gérer dans une atmosphère hostile », a fait savoir à CONGOPROFOND.NET une source anonyme.
Une autre source qui a contacté volontairement notre média signale que la vice-ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, sur qui misait Akenda pour contenir la pression des petionnaires, Nana Manuanina, que le recteur aurait présentée comme une nièce, vient de lâcher le recteur et lui aurait déclaré qu’elle ne peut pas lui assurer son soutien et lui aurait demandé, dans la soirée de samedi 30 juillet, de démissionner.
Selon cette source proche de l’intéressé, Akenda a déjà rédigé sa lettre de démission et va la déposer mardi, lundi étant un jour férié.
Émile Yimbu CONGOPROFOND.NET
Politique
RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle
Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.
« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.
Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.
Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.
Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.
Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.
L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».
La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?
Blaise ABITA ETAMBE
