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Un pays occupé qui fête son indépendance : Le paradoxe de la RD Congo ce 30 juin 2024

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Il est important de reconnaître la complexité de la situation en RD Congo et de questionner la notion d’indépendance qui est liée dans l’imaginaire collectif à la souveraineté dans ce contexte particulier. Le 30 juin est en effet une date symbolique pour la RDC, marquant sa prétendue indépendance vis-à-vis de la Belgique en 1960.

Cependant, comme souligné dans notre question, l’histoire tumultueuse du pays depuis lors soulève des interrogations légitimes sur la véritable souveraineté de la RD Congo. Depuis 30 ans, le pays a été marqué par des conflits internes, des ingérences étrangères et des violations des droits de l’homme, laissant de nombreuses régions sous l’emprise de groupes armés et de puissances étrangères.

Dans ce contexte, il est légitime de remettre en question la célébration ostentatoire de l’indépendance au moment où des pans entiers du territoire national sont sous occupation des forces coalisées de l’Ouganda et du Rwanda qui contrôlent pendant que d’aucuns fêtent l’indépendance Bunagana, Rutshuru, Kichanga, Kirolirwe, Mushake, Rubaya, Kishishe, Kibirizi, Rwindi et aujourd’hui Kanyabayonga.

L’occupation et l’ingérence étrangère ont en effet sapé la souveraineté de la RDC, remettant en cause la légitimité de ses institutions et la capacité du pays à se gouverner lui-même. Les intérêts politiques et économiques des acteurs étrangers ont souvent primé sur les besoins et les aspirations du peuple congolais, compromettant ainsi l’idéal d’indépendance.

Il est donc crucial de repenser la célébration du 30 juin en RDC, en reconnaissant les défis persistants auxquels le pays est confronté et en travaillant vers une véritable autonomie et souveraineté nationale. La quête de l’indépendance réelle ne peut se réaliser que par un engagement sincère en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de la justice pour tous les Congolais, sans ingérence étrangère ni domination extérieure.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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