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Le défi incontournable de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka : Naviguer au sein de l’Union Sacrée

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Dans les coulisses tumultueuses du pouvoir en RD Congo, la nouvelle Première Ministre Judith Suminwa Tuluka se retrouve face à un défi monumental : concilier son rôle de leader de la majorité avec la présence imposante du tout-puissant Secrétaire Général, Augustin Kabuya, et les autres ténors de l’Union Sacrée, désillusionnés par les récents événements.

Alors que la Première Ministre incarne l’espoir d’un changement et d’une gouvernance plus transparente, son chemin est semé d’embûches politiques. Augustin Kabuya, figure clé au sein de l’Union Sacrée, représente un défi majeur à son autorité naissante. Sa capacité à naviguer avec habileté dans ce paysage politique complexe déterminera le succès ou l’échec de son mandat.

Face à des ténors politiques déçus et potentiellement hostiles, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka devra faire preuve de diplomatie, de fermeté et de vision. La gestion habile des attentes divergentes au sein de la coalition, tout en préservant son autorité et son intégrité, sera cruciale pour construire un gouvernement fort et efficace.

La route qui attend la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka est semée d’obstacles, mais c’est dans la manière dont elle surmontera ces défis que se dessinera son héritage politique. Son aptitude à concilier les intérêts divergents, à inspirer la confiance et à forger une vision unifiée pour l’avenir de la nation sera mise à l’épreuve. La fonction ne donne pas l’autorité. Elle en ôte.

Dans un pays en quête de stabilité et de progrès, le leadership de la Première Ministre Suminwa sera scruté de près, posant ainsi des questions essentielles sur l’avenir politique de la RDC. Un pays sans autorité ni pouvoir régalien est une nation sans respect. La loi doit avoir autorité sur les hommes, et non les hommes sur la loi car l’argent en RDC donne de l’audace.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain // Consultant senior cabinet CICPAR

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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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