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Pollution des eaux du Kasaï : Guy Mafuta facilite la distribution de l’assistance du gouvernement aux sinistrés

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35 jours après, l’assistance humanitaire du gouvernement de la République destinée aux sinistrés à la suite de la pollution des eaux des rivières Tshikapa et Kasaï, traine encore dans la ville de Tshikapa par manque de moyen de déploiement.

Le Gouvernement provincial s’est dit n’avoir rien reçu, en terme des frais de transport et logistique, pour acheminer ces vivres dans les villages riverains affectés.

Ce mercredi 06 octobre, le député national Guy Mafuta, élu de Tshikapa, à travers sa fondation, a résolu de prendre en charge les frais de transport et logistique pour 3 zones de santé pour éviter la détérioration de ces vivres périssables. Il a mis à la disposition des médecins chefs de zones de santé des vehicules et barges pour le transport.

Rappelons que cette aide est constituée de 95 sacs de farine de maïs, 8 sacs de sel, 5 sacs de sucre, 94 bidons vides, quelques cartons de poissons salés et quelques bidons d’huile par zone de santé.

Guy Mafuta note cependant la faiblesse de l’intervention du gouvernement de la République car l’urgence vitale reste et demeure l’eau, à laquelle aucune solution n’a été trouvée à ce jour.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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 » Brut  » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants

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Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.

La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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