Actualité
Tshikapa : cassé en deux, le pont sur la rivière Kasai s’effondre !
Après plusieurs cris d’alarme lancés par des usagers du pont Kasaï, cet important édifice reliant la colline de Kele et Kanzala vient de céder ce vendredi 23 octobre 2020 en pleine journée.

Selon certains témoins, ce vieux pont non entretenu a finalement cédé sous le regard impuissant des services des infrastructures et travaux publics tant provinciaux que nationaux. Jusqu’à présent, aucun bilan n’est rapporté. Seul un camion et une Jeep d’un opérateur économique, Ref Lukadi, transportant des savons se retrouvent coincés entre les eaux et barres de ce pont. Quant aux bornes de la Regideso/Kasaï placées sur ce pont, elles sont aussi coupées en deux.

Pendant ce temps, des usagers habitués de cette voie (marchands, élèves, fonctionnaires etc.), qui circulent entre les cinq communes de la ville de Tshikapa en passant par le centre-ville de Kanzala, empruntent des pirogues pour regagner leurs domiciles, bravant dangereusement les courants d’eau de cette vaste et puissante rivière ayant donné le nom à un grand espace du centre de la République démocratique du Congo.

Les passants se trouvant sur les passerelles de ce pont au moment de son renversement dans les eaux de la rivière sont entrain d’être secourus par des piroguiers moyennant des colossales sommes d’argent.
Pour le député provincial Léon Mudilele, ce pont installé depuis 1945 ne devrait plus supporter des charges énormes jusqu’à ce jour. Il est bon que le gouvernement national s’implique pour trouver une suite en faveur de la population du Kasaï.
Son homologue, le député Joseph Kalombo wa Bansongo, attribue cette faute aux services de l’État placés à ce pont qui n’arrivaient pas à faire respecter le tonnage requis.
Clementus Lusamba Lua Mbombo à Tshikapa /Congoprofond.net
Actualité
Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
