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Tshibala brise le silence : » Les jardiniers et balayeurs sont manipulés ! «
Alors qu’il est accusé au parquet près la cour d’appel de Kinshasa/Matete d’avoir détourné les indemnités de sortie des ses « anciens conseillers », Bruno Tshibala, dans une vidéo tournée par nos confreres d’ Actualité.cd, dénonce des « jardiniers et balayeurs » qui « sont manipulés ».
« Parmi eux, il n’y a ni Directeur de cabinet, ni directeur ni conseillers. Il s’agit des balayeurs et des jardiniers. Ils sont au nombre de 7 (sept) et me reclament 250.000 USD par personne alors que même mes ministres n’ont pas touché 50.000 USD, » declare le premier ministre honoraire Bruno Tshibala dans la vidéo tournée dans sa résidence.
Il dit n’avoir aucun problème.
« Nous nous reprochons de rien. Tout a été payé. Demande le décret. Cela se trouve dans le journal officiel, » indique-t-il à son interviewer.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Lubero : À Mighobwe, la solidarité n’est plus un slogan, mais une pratique
Dans les entités du territoire de Lubero, précisément à Mighobwe, des organisations locales issues des villages prennent des initiatives innovantes pour répondre aux besoins communautaires. Après mûre réflexion, des groupes d’hommes se sont réunis autour d’un objectif commun : initier des actions concrètes afin d’acquérir des biens utiles et durables au service de la population locale.

S’inspirer de la ville pour bâtir le village
Par imitation des pratiques urbaines, ces communautés rurales, longtemps considérées comme sous-développées, ont commencé à créer et à mutualiser des biens matériels destinés à être utilisés lors des grandes cérémonies sociales. Mariages, dots, funérailles, anniversaires ou autres festivités constituent désormais des occasions où ces équipements sont mis à la disposition des habitants.
Motards, écoles et groupes mutualistes en première ligne
Parmi les exemples cités figurent les groupes de motards, certaines écoles et des mutuelles communautaires telles que Silwamughima. Ces structures ont investi dans l’achat de matériels d’aide événementielle : bancs, tentes, matelas, plateaux, casseroles, voire des ordinateurs. Les bénéficiaires louent ces équipements pour un nombre de jours déterminé, moyennant une contribution financière fixée à l’avance.
Une gestion encadrée et responsable
La gestion de ces biens est confiée à des comités bien structurés, chargés de tracer les entrées, sorties et l’entretien du matériel. Ce mode d’organisation garantit la durabilité des équipements et renforce la transparence au sein des groupes. Dans un contexte où il est difficile pour une personne privée de posséder seule des matériels capables de servir une centaine de personnes, la mutualisation apparaît comme une solution efficace et solidaire.
L’exemple d’un sage initiateur
Interrogé par notre rédaction, un initiateur de cette dynamique explique avoir commencé par fabriquer 25 bancs destinés aux cérémonies organisées dans sa famille. « Lorsqu’il y a une fête, les membres de la famille ou du village viennent récupérer les bancs », confie-t-il. En contrepartie, le propriétaire perçoit une somme modique d’amortissement par jour d’utilisation. Un système qui s’étend aujourd’hui à d’autres matériels comme les tentes, les matelas ou les ustensiles de cuisine.
Une solidarité qui fait école
À Mighobwe, ces initiatives de mutuelles communautaires illustrent une nouvelle forme de solidarité rurale, pragmatique et tournée vers l’autonomie. Elles témoignent de la capacité des communautés locales du territoire de Lubero à innover, à s’organiser et à poser les bases d’un développement endogène fondé sur l’entraide et la responsabilité collective.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
