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Coronavirus : le dernier groupe de 175 Congolais bloqués à Dubaï arrivé à Kinshasa ce jeudi

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Un dernier groupe de 175 Congolais, enmajorité des hommes, en confinement à Dubaï, aux Emirats arabes unis,pour cause du COVID-19, est arrivé jeudi à Kinshasa à bord d’un aéronef de la compagnie d’aviation émiratie « Air Arabia ». Le groupe a été accueilli à l’aéroport international de N’djili par le vice-ministre des Affaires étrangères et de Congolais de l’étranger, Raymond Tchedya Patay, qui a rendu un hommage au Chef de l’Etat, au Premier ministre pour avoir facilité ce rapatriement. Il a également remercié le gouvernement des Emirats arabes unis pour un traitement digne qu’il a réservé aux Congolais pendant leur confinement dans son pays.

Le vice-ministre a précisé par ailleurs que cette 2ème vague met ainsi fin au rapatriement des Congolais bloqués à Dubaï en raison du COVID-19.

Sur place à Kinshasa, les nouveaux rapatriés, à l’instar du premier groupe arrivé mercredi, seront placés en quarantaine de 14 jours dans 5 hôtels sélectionnés et pris en charge par le
gouvernement, selon le vice-ministre.

En outre, plus de 1000 Congolais
sont encore à l’étranger dont un plus grand nombre basé en Afrique du
Sud, a précisé le vice-ministre qui a signalé encore la présence
d’autres Congolais en Afrique de l’Ouest, en Inde et en Europe. « La
prochaine étape de rapatriement cible les Congolais de l’Afrique du Sud », a-t-il ajouté, faisant savoir que 2 groupes ont déjà traversé le fleuve Congo en provenance de Brazzaville, en République du Congo, et un 3ème regagnera Kinshasa demain vendredi en provenance de Brazzaville.

A cette occasion, le vice-ministre a réitéré la détermination du gouvernement à rapatrier les Congolais partout où ils se trouvent. Remerciant le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi et le gouvernement, quelques rapatriés ont exprimé leur
sentiment de reconnaissance envers le gouvernement des Emirats arabes et le chargé d’affaires de la RDC à Dubaï pour leur soutien durant leur séjour de confinement.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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