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Tribune : Macron à la Maison Blanche ou le nouvel axe du complot contre la RDC et les ex-colonies françaises en rébellion ( Par Pr Dr. Ngoie Joel Nshisso, Président du FICE)

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La section anglaise de France 24 de ce mardi 29/11/2022 a déclaré: “l’une des raisons de la visite du Président Macron à la Maison Blanche c’est d’obtenir l’avis et l’appui du Président Biden pour faire face aux troubles de la France en Afrique:

1) Le Président Macron et la France ont perdu le contrôle du Mali, du Bénin, du Burkina Faso et de la République Centrafricaine ;

2) Le soutien du Président Macron et de la France à Kagame pour balkaniser la RDC se solde par un échec. Les consultations sur la paix ne sont pas pilotées par les alliés de la France mais par le Kenya (Anglophone), l’Angola (Lusophone) et le Burundi qui s’était défait de la tutelle Française depuis l’époque du feu et de l’ex Président Pierre Nkurunziza et qui a survécu le blocus économique de l’occident sans céder;

3) La tentative d’empoisonner le Président Félix à travers un courrier contenant une substance toxique mortelle expédiée de la France vient jeter de l’eau glacée sur les relations qui étaient déjà froides à la suite de la coalition Macron-Kagame publiquement affichée au G20 de Bali. Il convient de noter que dans ce genre d’attentat l’ONG incriminée ne peut être que le tueur à gages.

Pourquoi rencontrer le Président Biden maintenant?

Dans deux semaines se tiendra le sommet USA-Afrique. Les leaders africains seront à Washington pour 2 jours sous les charmes de l’Oncle Sam. Ils aiment se bousculer au portillon dans ce genre de rendez-vous et aucun dirigeant ne veut manquer, sauf celui qui est persona non-grata.

Durant cette rencontre, quelques uns parmi eux pourront être tiré à côté pour un tête-à-tête ou mieux un hui clos avec ‘le Président Biden ou la Vice Présidente Kamala’…au nom de la lutte contre le terrorisme, bon modèle de développement économique ou de bon élève de la démocratie…

Je parlerai de ce sommet dans un autre cadre, mais je peux signaler en passant qu’il s’agit d’une rencontre qui arrive trop en retard (long overdue). Les autres grandes économies mondiales ont damé le pion aux USA en les organisant à intervalle régulier pour saisir les opportunités d’accès aux minerais stratégiques et à un marché africain de consommation toujours croissant.

Pour les Etats Unis, avoir accès aux minerais stratégiques et aux tourbières pour la lutte contre le réchauffement climatique sont les grandes priorités de l’administration Biden dont sa réélection dépend. Mais de par sa politique d’isolement prônée à la suite de deux guerres mondiales et de la doctrine Monroe (1823) qui se résume en ces termes “Aux Européens le vieux continent, aux Américains le Nouveau Monde”. De ce fait, la politique commerciale américaine a toujours été confiée en sous traitance pour son approvisionnement en minerais stratégiques aux ex-colonisateurs qui ont réussi à garder l’Afrique sous la colonisation économique et récemment à la Chine, la Turquie et le Canada.

Cette politique permet aux Américains de ne pas exposer leurs citoyens aux actes terroristes, de ne pas compromettre ses valeurs démocratiques dans les pays sous la dictature et la corruption endémique.

Les entreprises américaines passent donc par la Chine (malheureusement les relations avec cette puissance économique sont nuageuses depuis le Covid-19). Mais aussi la Chine a beaucoup développé son industrie de transformation. Elle impose les prix et les quantités de ses matières premières et composantes électroniques. Elle n’est plus le off-shore des entreprises occidentales).

Les entreprises américaines passent également par les anciens colonisateurs dont la France, la Belgique et l’Angleterre parce qu’ils réussissent à garder l’Afrique sous la dépendance économique en utilisant plusieurs stratégies socio-politiques et économiques.

Contrairement à la Chine, les européens ont depuis l’indépendance utilisé tous les moyens possibles pour garder la mainmise sur l’Afrique tout étant le bras des Etats Unis. C’est pour cette raison que deux semaines avant le sommet USA-Afrique, les Présidents Macron et Biden vont chercher comment garder le contrôle de l’Afrique par:

1) Les élections avec un soutien fort aux opposants comme Martin Fayulu et Katumbi au point de les imposer de manière subtile s’ils perdent les élections à travers les fameuses formules de “dialogue nationale, gouvernement d’union nationale ou de large consensus;

2) Récompenser les fidèles tels que le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon et le Congo Brazzaville à cause de leur soutien de la France et des Etats Unis;

3) L’assassinat ou les troubles internes. A ce niveau, il est convenable de penser que les pays tels que le Mali, le Bénin, le Burkina Faso et la RDC sont dans leurs viseurs.

 

Que doit faire le Président Félix: participer ou déléguer son Premier Ministre au Sommet USA-Afrique?

Il ya quelques temps, les opposants et les dirigeants des pays étrangers ont affirmé avec mépris que le Président Félix était un amoureux des voyages et des rencontres de haut niveau à l’étranger au point qu’il ne pouvait rater une seule occasion. Mais la rencontre de la COP 27 en Egypte a prouvé le contraire.

En effet, face à la menace de la sécurité et de l’intégrité nationale de son pays, il est resté dans son pays pour s’occuper de la politique nationale et au besoin, comme il l’avait déclaré lui même en novembre 2021 à Bukavu “donner sa propre vie pour l’intégrité et la paix de son pays”.

En tant qu’expert des questions commerciales avec une solide formation et expérience sur comment les USA combinent en parfaite harmonie le commerce international et la diplomatie afin d’ imposer l’hégémonie à travers le monde, je conseille au Président Félix de déléguer son premier ministre et/ou autres membres de son gouvernement pour ces raisons:

– Protection personnelle ( désormais dans les milieux occidentaux ennemis à la politique du Président Félix de développer son pays, tous les moyens sont bons et mis en chantier pour freiner son élan: assassinat, guerre, …);

– Le premier ministre et sa délégation ne prendront pas des engagements d’honneur sans l’avis du Président de la République et la ratification du parlement de la RDC sur la protection de l’environnement avec la forêt équatoriale ou encore sur des questions liées à l’interdiction de faire le gisement pétrolier…

Le chef de l’Etat n’aura pas une rencontre truquée avec Kagame “sous la nouvelle méditation américaine dans la région des grands lacs“ comme cela s’était passé à la 77eme assemblée générale de l’ONU à New York en septembre 2022 où le Président Macron, dont la France se comporte en colonisateur de la RDC par le fait de la francophonie, avait improvisé une médiation semblable.

Ce sommet sera la nouvelle formule AGOA. Les conditionnalités seront les mêmes pour avoir accès aux investissements: droits de l’homme, démocratie, protection des intérêts américains, lutte contre la pauvreté, protection de l’environnement, réforme de la justice…

Généralement, les pays africains vont participer à des cérémonies de signatures des accords auxquels ils n’ont ni participé à la rédaction, ni négociation entre experts, ni avoir l’occasion de lire des documents volumineux et pour certains sans maîtrise de l’anglais parce qu ‘elle n’est pas leur langue officielle.

Dans l’entre-temps, le Président Macron fera savoir à ses protégés africains que “les politiques de développement économique des Etats Unis, de l’Union Européenne et de la France se complètent pour l’Afrique”.

L’enjeu est grand, c’est le moment de se baser sur les avis des experts pour éclairer la politique nationale dans des matières comme celle-ci.

Professeur Dr. Ngoie Joel Nshisso

Président du FICE

Expert de l’AGOA, Consultants en Commerce International et Management

Cabinet conseil: Global Trade and Management Consulting, USA

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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