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Tribune: le plus grand art de la créativité ( par Roméo Ngalumete, étudiant en Philosophie)

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L’art qui date des siècles a été toujours considéré comme une œuvre purement de l’esprit. Les artistes sont dûment les plus grands inspirateurs du monde. Mais le problème se pose autour du concept « art », car ce concept est polysémique.

Depuis Kierkegaard, l’auteur du « Journal du séducteur », pour qui l’art est conçu comme tout ce qui est de la littérature et de la séduction ; d’où il identifie Mozart et Don Juan comme les plus grands artistes. Mozart pour ses compositions littéraires à travers la musique et Don Juan pour sa nature de séduire. L’éclectisme affirme que l’auteur a absolument raison de concevoir l’art de cette manière, mais le monde ne cesse de nous présenter l’art de différentes figures à l’instar de : la musicologie : l’art de chanter ; la poésie : l’art d’écrire et de faire les œuvres en vers ; la rhétorique : l’art de bien dire (parler) ; la scriptologie : l’art des œuvres à venir; la sculpture : l’art de tailler ; le dessin : l’art de représentation ; le design : l’art de l’imagination et de l’esthétique ; etc. Mais dans toutes ses figures, qu’elle est celle qui relève purement de l’esprit ? Quelle est le meilleur art (créateur) ? Telles sont les questions sur lesquelles sera focalisée notre réflexion dans les lignes subséquentes.

Les grands philosophes de l’antiquité jusqu’au moderne n’avaient ni théorie de l’art, ni de beau. Platon identifie la beauté comme ce qui découle de l’intérieur et qui relève de l’amour (cf. Phèdre ou sur la beauté). Descartes qui a écrit Compendium musicae (Traité de la musique) mais le contenu de l’ouvrage est mathématique et physique, non esthétique.

Leibniz, qui après avoir écrit sur tout, mentionne les arts et les sentiments du beau que de manière épisodique. Quant à Spinoza, il se contente à observer que la musique n’est pas bonne à cause de son caractère mélancolique, ce qui serait léger pour faire une philosophie de l’art. C’est le XVIIIe siècle qui commence à s’interroger de nouveau sur les questions de Platon, Aristote… concernant le beau, la nature, l’art en général, pour en faire une philosophie. Le philosophe allemand Alexander Gottlieb Baumgarten dans son œuvre Æsthetica (Esthétique), invente ce néologisme « esthétique » en 1750 pour signifier « la science de la connaissance sensible » (Æsthetica, §1). La connaissance sensible qui constitue le fond de l’esthétique est d’une nature particulière qui fait intervenir une représentation imaginaire.

Malheureusement il n’affirme pas c’est quoi cet art esthétique. Hegel, dans la même perspective, reste le plus connu grâce à ses enseignements sur l’esthétique ou philosophie de l’art. Ce dernier n’affirme non plus cette idée. C’est un auteur méconnu de Karl Phillipp Moritz, allemand lui aussi qui affirme que le meilleur art est celui de Dieu à l’instar de la nature qu’il conçoit comme l’unique belle œuvre achevée, une œuvre quasi-mystique. Mais ce quoi cet art de Dieu ? L’art de Dieu est un art inexistant, c’est lui-même Dieu qui crée son art en créant l’univers. Dieu ne partage son art en aucun autre être, bien que les artistes y participent.

Le meilleur art est celui qui est créateur, l’artiste crée ce qui est inexistant pour devenir existant. Pour nous, c’est art là est le design. Car le designer donne toujours des figures nouvelles à la nature, crée tous les jours de nouvelles formes et les adapte à leurs fonctions. Les autres arts ne font que représenter ce qui est déjà mais de manière spirituelle. Un dessinateur fait que représenter une figure qui existe dans la nature ou s’inspirer d’un tableau partant de la réalité présente, de même que le sculpteur qui ne fait que tailler une inspiration de la nature. Quand aux poètes et les écrivains ne mettent en écrit que les réalités que nous vivons tous les jours. Mais le travail de l’esthétique reste pour le designer, il fait que réfléchir sur l’utopie pour l’amener à la concrétude.

Le monde a besoin des innovations. Ce qui nous envoie à réfléchir sur la créativité, beaucoup plus dans le domaine artistique. L’art ne consiste pas seulement à interpréter, à représenter, à tailler mais le plus nécessaire est de créer. L’architecture est classée dans la même lignée que le design, car, elle ne fait que donner à la nature des constructions nouvelles, le plus important est que ses constructions différent des siècles. Mais l’influence d’un designer domine, parce qu’il crée même des designs dans l’architecture, dans la couture, etc. Nous sommes dans une époque électronique, et le monde use des nouvelles technologies grâce aux artistes designers. Le design est considéré comme le plus grand art et reste nécessaire pour la réflexion humaine.

Roméo Ngalumete Ayinepa
(Étudiant en Philosophie)

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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