Connect with us

À la Une

Tribune : La RDC, notre cher et beau pays…( Par Poupette Smart Ebengo, Étudiante)

Published

on

La RDC, pays d’Afrique centrale, le 4e pays le plus peuplé d’Afrique, ainsi que le pays francophone le plus peuplé, le 2e plus vaste pays d’Afrique après l’Algérie… Un État de droit, un État indépendant, un État souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc (art.1 de la constitution). Sa devise est : JUSTICE, PAIX et TRAVAIL.

Le 30 juin 1960, le Congo arrache son indépendance de la Belgique. Patrice Emery Lumumba que nous appelons affectueusement « Héros national », a joué un rôle capital dans cette émancipation.

Parlant de cette indépendance, que devons nous comprendre de ce concept ?

Indépendance, Quid?

A) indépendance veut tout simplement dire ; caractère de non conformisme

B) sur le plan juridique, l’État de ce qui est indépendant signifie tout simplement l’absence de la subordination à qui ou quoi que ce soit sur tous les plans (matériel, moral, social,…)

Un petit aperçu général sur l’histoire de notre grand et beau pays avant et après l’obtention de son indépendance :

1) La RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO AVANT L INDÉPENDANCE que nous dit l’histoire d’une manière brève et précise ?

« CONGO Belge », ancien nom de l’actuel RDC avant l’accession à l’indépendance de 1908-1960. Le roi belge Léopold II, qui a gouverné le congo à titre personnel (1885-EIC) appuyé par une armée de mercenaires qui envahit le pays et y installe un régime militaire à la suite des accords conclus avec des chefs locaux les années précédentes, a échoué après plusieurs années et en 1908 la Belgique elle-même a repris le Congo étant que colonie directe. Elle souhaitait faire mieux que Léopold II et se déclarait déjà « colonisateur exemplaire » au profit du bien-être congolais. Ces années ont été marquées par plusieurs réformes, notamment :

– L’enjeu de la confiscation de terre

– L’enjeu de l’orientation de l’économie coloniale congolaise

– L’enjeu du modèle économique congolais

– L’enjeu du travail forcé et des droits de l’homme…

2) République Démocratique du Congo après 1960

Cette période est chronologiquement marquée par plusieurs événements importants, entre autres, :

1. La crise congolaise (1960-1963) Période marquée par la prise du pouvoir de Joseph Kasa-Vubu considéré comme premier président du nouvel État et le Congo belge prend le nom de la République du Congo

2. Les rebellions populaires (1963-1965)

3. Deuxième République (1965-1990)

4. Transition démocratique (1990-1996)

5. La guerre de libération nationale (1996-1997).

62 ans après l’indépendance de notre très cher et beau pays, que dire de la République démocratique du Congo ?

En 62 ans d’existence, la RDC a connu des moments de gloire et d’épreuve après une longue lutte contre l’occupation belge. Le Congo n’arrive toujours pas à se décider sur sa propre politique économique et sociale.

Peuple congolais, uni par le destin et par l’histoire autorité de nobles idéaux de liberté, de fraternité, de solidarité, de justice, de paix et de travail, que le 62e anniversaire de notre indépendance réveille notre conscience. Étant citoyen congolais, nous sommes tous appelés à poser des actes et gestes patriotiques, ambitieux… sinon l’indépendance comme moyen de libération de l’homme restera à jamais une illusion.

À la Une

Triangle de Bermudes budgétaire : Réformes, diplomatie et turbulences, qui perd le Nord ?

Published

on

Le début de l’année 2026 devait consacrer la symphonie parfaite d’un trio gouvernemental rodé. Mais les chiffres tombés en janvier ont la dureté d’une taupe : 1.037,5 milliards de CDF de déficit, un trou de 350 milliards plus profond que prévu. Face à cette contre-performance, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se ruer vers le marché financier local pour émettre des bons du Trésor.

Dans ce triangle des Bermudes budgétaire formé par Adolphe Muzito (VPM Budget), Daniel Mukoko Samba (VPM Économie) et Doudou Fwamba (Ministre des Finances), l’heure n’est plus aux discours de façade. L’un d’eux tire visiblement en travers, et l’attelage tousse dangereusement. Adolphe Muzito incarne la rigueur budgétaire affichée. Il a réuni les partenaires techniques et financiers, promis un budget crédible et soutenable, et orchestré l’adoption d’un budget 2026 en équilibre à 54.335,7 milliards de CDF.

Sur le papier, il coche toutes les cases de l’orthodoxie financière. Mais cette discipline a un revers : le budget qu’il présente est un château de cartes si les recettes ne suivent pas. Or, janvier 2026 montre que les recettes n’ont atteint que 86% des prévisions. Adolphe Muzito n’est pas le problème, mais il est le premier à pâtir des faiblesses structurelles. Il construit de belles maisons sur des fondations qui s’effritent, et ses projections trop optimistes fragilisent son rôle de projectionniste.

Daniel Mukoko Samba, lui, joue dans la cour des grands. Son terrain de jeu, c’est Washington, les accords américains, et la diversification des partenaires pour sortir de l’emprise chinoise. Sa métaphore est élégante : “Sur un vélo, il faut deux pieds pour pédaler : l’économie et la sécurité”. Grâce à lui, la RDC tente de réussir le pari d’utiliser ses minerais stratégiques pour attirer les investissements américains. Mais pendant qu’il pédale sur le vélo de la diplomatie économique, la selle craque sous les réalités quotidiennes.

Le trou de janvier est là pour le rappeler : les caisses sont vides aujourd’hui. Le décalage est saisissant entre la hauteur de vue de ses annonces internationales et l’incapacité du pays à boucler ses fins de mois. Reste Doudou Fwamba, dont le portefeuille est le plus exposé. Il est aux commandes de la trésorerie, du paiement des dépenses, et de la régulation financière. C’est lui le réparateur qui doit actionner les leviers de l’endettement intérieur via les bons du Trésor pour combler les déficits.

Sur le fond, il tente des réformes courageuses, comme la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques. Mais les réformes de structure ne rattrapent pas un déficit de recettes. Le recours aux bons du Trésor, loin d’être un signe de bonne santé, est l’aveu d’une faiblesse : l’État n’a plus d’argent et doit puiser sur le marché financier local, asséchant le crédit disponible pour le secteur privé. Aujourd’hui, Fwamba est le plus fragilisé.

Il incarne la douleur immédiate, le pompier arrivé après l’incendie. Dans ce trio, si l’un d’eux ne produit pas les résultats escomptés, c’est bien celui qui est incapable de sécuriser la trésorerie au jour le jour. Mais attention : le véritable problème réside dans l’incapacité collective momentanée et peut-être à transformer les promesses de réformes et les accords internationaux en liquidités immédiatement disponibles dans les caisses de l’État.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading