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Tribune : la lecture comme déclenchement de la créativité rédactionnelle (Par Omer Diela, étudiant en philosophie)

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La répétitivité- à l’opposé de la créativité- incite à la méfiance. Les « déjà connu, lu ou entendu » déplaisent. Et quoi de plus ignominieux que d’usurper la propriété d’un texte ? Cela ne serait-il pas une simple reproduction ou un plagiat ? Inéluctablement, Oui !

Mais, que faire pour ne point succomber à cette tentation ? De quelle magie se servent tous ces écrivains qui, usant de leur propre plume, pondent sur papier les réflexions dont ils sont considérés comme propriétaires ? C’est à ce niveau que notre article s’assigne pour but de propulser dans l’agir de nos auteurs une certaine créativité dans le domaine de la rédaction.

De la même manière qu’une homélie teintée de nouvelles approches captive l’attention des croyants, ainsi un écrit orné de nouvelles perspectives est plus attrayant que celui qui n’est que la reprise d’une pensée déjà répandue ou vulgarisée.

Définie par le LAROUSSE comme la faculté d’inventer du nouveau, la créativité ne peut être qu’une valeur à promouvoir. Comme toute autre réalité, celle-ci ne vient pas de nulle part. Voilà pourquoi le livre sapientiel de Qohélet (1, 9) dit :« Nihil novi sub sole », (Rien de nouveau sous le soleil).

Dans le contexte qui est le nôtre, il n’y a pas de créativité rédactionnelle sans source. Cela ne traduit pas son caractère paradoxal ; en ce sens l’on croirait que la créativité – se référant à une quelconque source – se serait contredite. Absolument pas !

Puisque cela précise davantage qu’avant d’être créativité, il eut des éléments déclencheurs qui ont facilité son aboutissement. Et dans l’écrit, c’est plus manifeste.

Tournant le regard vers les philosophes anciens, notre aspiration semble comblée et édifiée par leur manière d’écrire. La discipline à laquelle tous se réclamaient disposait et dispose encore des sources ; tels que l’étonnement, l’émerveillement, les situations-limites, etc. Ces sources constituaient des éléments déclencheurs de leurs écrits.

Le Stagirite affirmait que la Philosophie était fille de l’étonnement. C’est pour ainsi dire qu’ils n’avaient pas philosophé ex nihilo.

Mais précisons que les phénomènes observés ne suffisaient pas. D’ailleurs, la plupart partaient des écrits de leurs prédécesseurs pour bien amorcer les leurs. D’où la peine de s’inspirer des autres écrits pour anoblir son style. Et c’est pourquoi bon nombre de philosophes s’étaient soit contredits soit avaient soutenu les autres en y apportant du nouveau.

Ecrire, c’est véhiculer un message dans lequel on donne son point de vue. Ici se lève la componction de la lecture ; puisque toute critique nécessite une connaissance au préalable. Vous ne saurez soutenir un écrit et y ajouter votre propre plume si vous ne l’avez pas encore lu ; de même que vous ne saurez le contredire sans l’avoir côtoyé.

La lecture apparaît donc comme l’un des éléments déclencheurs qui ouvre notre faculté inventive vers une rédaction productive. Un bon écrivain est avant tout un bon lecteur.

Le professeur Benoît OKOLO l’évoque si bien. Dans l’une de ses séances académiques, il déclare que moins vous lisez, moins vous réfléchissez pertinemment. Par la lecture, vous percevez mieux le problème et vous arrivez à réfléchir, jusqu’à transposer cette réflexion en écrit subtil.

Finissons enfin cette réflexion en paraphrasant le souverain pontife qui, dans son exhortation apostolique post-synodale sur les jeunes « Christus vivit » (n°16), stipule le caractère sage du jeune homme qui, bien qu’ouvert à l’avenir, est cependant capable de recueillir quelque chose de l’expérience des autres. C’est pour dire que lire les autres n’est pas le propre du parasite mais bien plutôt celui du sage ; qui sait tirer profit des écrits des autres pour réaliser les siens avec sagacité.

Omer DIELA, étudiant en philosophie

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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe

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L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.

À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants

De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.

Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Une intervention qui vire au drame

Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.

Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.

D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.

Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.

La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.

C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.

La peine capitale requise, verdict attendu

Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.

L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.

Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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